J'ai mis longtemps à écrire cette fic... j'avais l'inspiration, l'idée, les personnages, leur role... sauf un. Je devais en créer un, créer un combat, créer des émotions, créer des sentiments réels. Je me suis beaucoup inspiré d'un personnage de jeu vidéo (peut-etre que certains le reconnaitrons mais bon) c'est grace à lui, à cette pièce maitresse que j'ai pus finir correctement l'histoire.
(le but de cette fic était d'en avoir une, plutot longue par rapport à d'habitude XD mais pas trop... embetante (dis poliment bien sur XD) mais d'avoir aussi, tadam ! UN SENS !!!! O_O (XD) et enfin.... que je puisse finir U__U)
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Je relis cette lettre écrite d'une main incertaine, buvant ce café infecte qui me donne la nausée, et je regarde ma cravate mal nouée. Tant d'années se sont écoulées depuis ces mots écrits sur papier. Je déglutis, non pas pour avaler ce liquide amer, mais plutôt pour vider ma gorge de cette sensation de sécheresse, qu'elle avait dans ces moments. J'avais vécu des milliers d'années, en tant que créature fantastique. Ceux de mon espèce avaient camouflés notre existence... en partie. Nous avions pris du recule pour mieux nous amuser. Après tout, se cacher permettait de jouer avec nos proies. On les manipulait, on les dominait, on les tuait dans l'ombre. Je suis ce qu'on appelle un Vampire. Je préfère dire que je suis un Être de Sang. En toute théorie, je suis un être qui n'en possède pas, de sang, cependant j'en ai quand même en moi : dans mon ventre pour être plus précise. Je regardais ma main gauche, posée sur la table, qui tenait la tasse à liquide épouvantable. Je soulève un sourcil avant de jeter l'objet à l'autre bout de la pièce, contre le mur. Je regarde vaguement mon appartement. Ma main gauche est appuyée contre la table donc, plutôt un bar qui coupait la pièce de pratiquement toute sa largeur. Derrière moi la cuisine, je suis face au côté salon, de dos plutôt au bar. Sur ma gauche, une baie-vitrée ouverte, donnant vu sur la ville, avec un balcon en cercle, en face de moi, deux canapés en cuir qui se font face, séparés d'une table basse, qui surplombait un tapis simple. Accrochée au mur, à quelques centimètres de l'impact de ce qui fut une tasse, un écran plat de télévision. Et un petit meuble de dessus de ce dit écran qui contenait des livres. Sur ma droite, un couloir qui longe la longueur de la pièce, totalement ouverte. Sauf un mur qui coupait le couloir de la cuisine. Le couloir lui, donnait sur la porte. Qui était donc au niveau de la dite cuisine. Au bout du couloir, à l'autre extrémité, une chambre à gauche, donc, le couloir continuait plus loin que le salon. On entrait dans une grande chambre, du moins elle le semblait, avec une fenêtre toujours fermée. Un lit double sur le mur de droite quand on entre dans la chambre en question, et à droite de ce lit, quand on lui fait face, une dernière porte, dernier pièce du puzzle : la salle de bain avec baignoire qui fait douche/jacuzzi. Sinon... que dire de cet endroit ? Il était lumineux... dans le salon seulement... Oui, les vampires, par rapport aux légendes, peuvent aller au Soleil. Hé ho ! Vous pensiez pas, VOUS pauvres humains, qu'on allait vous dire toute la vérité sur nous ?? Vous pensez vraiment tout ce qu'on vous dit ? Non répondez pas finalement. Bref, je m'embrouille. La vie était épuisante depuis qu'elle m'a quitter. OUI les vampires homosexuels existent, et alors ?? Pourquoi il y a des étiquettes sur l'amour d'ailleurs ? Homosexuel et tout ? On s'en fou du sexe qu'on aime ! On aime point ! Bref, donc je l'ai aimé ! Une fille douce et incroyablement bête, qui ne pensait qu'aux autres avant elle, qui se prenait la tête sur des problèmes qui n'étaient pas les siens... Et elle était très belle. Seul problème ? Bah ouais les humains ça crèvent... Je n'ai même pas pleuré le jour de son enterrement... A croire que les vampires sont dénués de sentiments. Car oui, je l'ai aimé, mais franchement, c'était surtout que j'étais plus attachée à elle qu'à une autre. Les vampires sont très peu sentimental. Donc si un vous dit un jour « je t'aime », possible qu'il le dise juste pour vous faire plaisir. Je sais juste que j'appréciais passer du temps avec elle. Elle disait m'aimer. Je comprenais pas ces mots. Pour moi c'était juste une fille sympa qui me passait de son sang quand j'en avais besoin.
-Arrête de penser à elle.
Une femme assez fine mais à muscles imposants (si si c'est possible... inexplicable mais possible), avec des cheveux blonds, plutôt or, attaché en natte, se tenait appuyer contre l'encadré de la fenêtre. Ses lèvres étaient très rouges. On aurait dit une réplique parfaite de Helga dans un des films de Disney... peut-être qu'elle avait inspiré un des dessinateurs, qui sait. Son air sûre d'elle et sa cigarette se consumant rapidement prouvait qu'elle était de mauvaise humeur.
-Salut...
-Arrête de penser à elle ! Bon sang j'arrive à la percevoir dans tes pensées c'est horribles !
-Pourtant la transmission de pensées n'est pas très commune chez les Vampires.
-Il suffit que deux vampires est un lien très proches et que l'un des deux pense trop à une chose pour que l'autre puisse la voir. Et moi je vois ENCORE son visage ! Laisse-la partir bon sang ! Elle est morte, laisse-la s'en aller de ce monde !
-Oui... elle avait un sang excellent.
-Arrête je te dis ! Tu te fais du mal ! Un vampire peu mourir à cause de regrets ou de tristesses, mais je te rappelle que ces sentiments, on est pas censés les avoir, ou si faiblement que ça ne change pas grand chose ! Mais toi, tu vas finir par te tuer ! Je vais marquer quoi sur ta tombe ? ''Vampire imbécile qui se suicida inconsciemment, qu'elle et toutes les âmes qu'elle a volé repose en paix'' ??
-Très belle humour, tu devrais en faire un métier.
-Je travail indirectement pour le terrorisme je te rappelle !
-Ce terrorisme s'appelle les Yakuzas et traiter avec eux te fais ni chaud ni froid.
-Sérieux, si je revois une seule fois son visage par ta faute, je te transperce avec mon couteau en argent pour que tu souffre bien !
-Sadique... Je comprends pas un truc : la chose qui peut nous attendre est une arme d'argent, et cet unique moyen de mort pour un vampire, tu le garde sur toi à longueur de journée ?
-Qu'est-ce que ça peut te faire ? Je tue les vampires c'est le principal !
-Tu tue tout le monde toi.
-C'est le principe.
-Donc tu finira par mourir.
Un sourire se traça sur ses lèvres.
-Moi ? Mourir ? N'importe quoi.
Il me suffit de cligner des yeux pour la voir disparaître. Je décide de l'ignorer elle et ses paroles. Je préfère repenser à cette humaine. Oui... un sac de sang ambulant. Elle n'était que ça après tout, non ?
Je fais un saut sourd pour me retrouver sur le toit de l'immeuble d'en face. A ce moment une douleur insupportable me prend au niveau des tempes. Elles semblent se serrer contre mon cerveau. A ce moment, une boule incroyablement lourde apparaît dans mon ventre et me force à me replier sur moi-même alors que mes mains, postées sur la tête, semblaient vouloir arrêter la douleur. Je commence à voir flou alors que la douleur continue et que je prends une grosse bouffée de chaleur. J'avais très très chaud. Difficilement j'essaie de relever la tête mais je vois tellement flou. Puis tout devient noir. Un visage brumeux apparaît quelques secondes avant de s'évaporer.
-Mer... elle pense encore à cette fille !
J'en ai assez... Je veux plus de ce lien que j'ai avec Jenny... A chaque fois j'ai ce genre de crise. Mais comme je refuse de le montrer par fierté, elle comprends pas ce que je ressens. Je pense que personne peut le comprendre. L'apogée arrivait : mon cœur se serra d'un coup. Ça faisait tellement mal que en un hurlement, je tombe évanouie.
J'ouvre les yeux difficilement et regarde autour de moi. J'étais où ? Encore une fois je me retrouve dans un endroit inconnue avec une migraine pas possible.
-C'est pas vrai... si elle arrêter de se torturer l'esprit ! Ça doit empiré dans sa tête vu mes crises...
Je passe la main sur mon visage et je ferme doucement les yeux. Malgré mon cœur qui battait vite, je cherche une respiration plus régulière. Je tâtonne ma poche de pantalon pour en sortir un objet rectangulaire que je jette sur le coté, avant de chercher, à tâtons toujours, une cigarette que je m'empresse de mettre dans ma bouche. J'avais l'impression, que ce noir créé par la fermeture de mes yeux, bougeait. Ça me donnait la nausée. J'avais besoin de sang. Plus elle me faisait avoir des crises plus j'étais affamée.
-Vous allez mieux ?
J'ouvre les yeux. Je me sens pâle et tout bouge comme sur un bateau. Mon regard se pose sur une jeune fille, plutôt petite, mais très fine, vêtue d'un simple jean et d'un t-shirt rose. Ses cheveux était rose, enfin, virait parfois au rouge.
-Je suis où ?
-Je vous ai trouvé par terre.
-Par terre ?
J'essaie de me souvenir mais ma migraine empire. Parfois, lors de crise, soit je deviens sanglante et mange tout ce qui fait un mouvement, soit je m'évanouis directement. Quel était l'option cette fois ? Je poste ma vue trouble sur mes vêtements. Il n'y a pas l'air d'avoir de traces rouges... j'ai pas du aller chasser.
-Oui par terre. Enfin... je vous ai vue tomber de loin plus précisément.
-Tomber ?
Je fronce les sourcils. A oui... j'étais sur un immeuble... c'est vrai. Elle m'a vu tomber de haut ? Car si oui, j'aurai pas mal d'explications à faire...
-J'ai donc courus et je vous ai vue évanoui dans une ruelle. Vous ne vous souvenez pas ?
-Non pas trop...
Ma gorge devient très sèche. Je déglutis sans résultat. Mon ventre commence a avoir mal, il grogne en quelque sorte. La faim me prend.
-Vous n'avez pas du tomber de très haut je pense, d'après ce que j'ai crus voir. Je voulais vous emmenez à l'hôpital mais je n'ai vu aucune carte d'identité sur vous.
Elle me fixe. Son regard est intense. Ça, ça veut dire : « t'en fais pas, t'es dans la merde, donc avoues ! ». Je soupir.
-J'ai du les oublier...
Comme si un vampire allait se balader avec des papiers... en effet j'aurai du les prendre, mes faux papiers... mais je voulais surtout que l'autre arrête de penser à cette humaine.
-Ça ne va pas ?
-J'ai faim...
Mince pourquoi je lui ai dis ?? Mon regard est flou sauf quand je regarde le visage de cette femme. Mon corps se lève de lui-même, j'étais dans une sorte d'état second. Je pouvais pas m'arrêter. Je m'approchais d'elle et la prit dans mes bras, lui caressant le dos d'une main, de l'autre ses cheveux et son petit à petit son cou. Je l'effleurai longuement avait de le frôler avec mes lèvres. Elle sentait si bon.
-Que fais-tu à la dame ?
Mes yeux se lèvent difficilement vers une voix familière.
-Jenny...
Je lâche l'humaine et me dirige vers cette silhouette. Ma vue devient bancale et je m'écroule au sol. Je me traine du mieux que je peux vers elle.
-Jenny... j'ai faim... j'ai très faim...
Je vois une main devant mon visage. Puis je me sens soulevée. Je décide de m'abandonner à celle qui me protégerait. Je tombe dans un noir où je me sentais bien.
Je prends son maigre corps dans mes bras.
-Oui, on va aller manger.
Je lève mon regard vers l'humaine et mon corps entier se met à trembler. Elle lui ressemble...
-Euh... ne vous inquiétez pas.... Elle est très instable : elle mange pas souvent donc après elle se contrôle plus vraiment...
-Ce... n'est rien.
Sa voix... elle apaisa mon cœur.
-Je m'appelle Jenny.
-Oui elle l'a dit.
-Euh... merci de l'avoir aidé. Je l'ai cherché depuis un moment.
-Elle est instable donc ?
Je vais peut-être pas la faire passer pour une folle...
-Seulement quand elle manque de sommeil et de nourriture.
-Ah c'est donc pour ça qu'elle est tombée...
-Pardon ?
-Non rien. Je m'appelle Joy.
Joy... je la fixe. Elle est très belle. Mon ventre commence à me faire mal mais je ne trouve pas que j'ai vraiment faim. Je ne peux m'empêcher de la regarde. J'entends un petit gémissement et je pose mon regard sur mon amie. Si je restais plus longtemps elle risquerait de l'attaquer.
-Je dois partir.
-Je sais.
-On... se reverra ?
-Si vous m'invitez je suppose que oui.
Je souris tellement bêtement.
-Vivement ce soir alors.
-Huit heures.
-J'y serai.
Cravate, chemise, une jaquette... j'en faisais peut-être un peu trop...
-Tu n'as pas peur de t'attacher à cette humaine ?
Cette blonde... toujours a avoir peur. Je suis plus une gamine.
-Ne t'inquiètes pas.
-Mouais... je vois que les faits. Tu devrais éviter de t'attacher à elle.
-Je voudrais bien savoir comment tu es arrivée dans ses bras.
Je la fusillais dur regard. Elle répondit à cette accroche un instant avant de baisser le sien.
-Je l'ai pas dragué.
-Tu le fais tout le temps pourtant !
-Tu es parano. Tu crois toujours que je veux te piquer tes copines.
-Je pense que tu veux me les piquer pour pas que je m'attache à elle.
-Arrête, je suis déjà prise ce soir.
-Avec qui ?
-Julien.
Elle relève la tête et me fixe.
-Je te rappelle que je suis bisexuelle moi. Ça nous différentie toutes les deux.
-De toute façon, je veux juste que tu parte.
Elle attache ses lacets de chaussures tranquillement.
-Je dois partir de ta vie ?
-Parle pas comme si tu étais importante pour moi. Je te déteste c'est tout.
-J'ai crus comprendre.
Elle se lève et prend son long manteau en cuir noir, elle le prend sans arrêter sa marche vers la porte bien sûr.
-Oublie pas de fermer la porte en partant.
Je soupir. Plus vite je partirai de chez elle plus vite je serai débarrassée d'elle. Comme si je savais pas me défendre. Elle me prend pour qui franchement...
Je m'assois devant Joy, très nerveuse. Je tremble un peu, mais je ne veux pas le montrer : chose un peu raté.
-Je peux vous tutoyer ?
-Ou... oui bien sûr.
Détends-toi... pense qu'elle est une statue.... Non non faut pas penser ça voyons... RAAAH !!
-Un problème ?
-N...non... c'est juste que....
-J'aime vos dents.
-Pardon ?
-Elles sont pointues.
Son regard devient dur. Elle semble devenir très sérieuse. Qu'attend-t-elle de moi ?
-C'est de famille.
-Vous habitez chez vos parents ?
-Ils sont morts.
-Oh ? Un accident ?
-De vieillesse plutôt.
-Ils ont du vous avoir très vieux.
Je déglutis. Je ne me sens pas à l'aise du tout, et avec ses questions, ça n'aide pas.
-Oui je suppose. Je ne les ai pas vraiment connu.
-Ah et pourquoi ?
-Ils étaient très pris dans leur travail.
-Enfance solitaire.
-Oui.
Il y a des choses comme ça que tu ne vois pas.
-Tu ne regretteras jamais ta vie ?
Je me trouve vers elle et la fixe un moment.
-Bien sûr que si.
-Explique-moi...
-Comme toi...
Les larmes coulent doucement sur mes yeux.
Le gant noir vient effleurer mon front.
-Ça ne va pas ?
Je relève le regard.
-On ne se verra plus.
-Pardon ?
-J'ai assez joué ça me suffit.
-Mais !
Les yeux écarquillés, il se relève, ses cheveux ondulants un peu, ses perles de l'âme perdus, s'emplissent de larmes.
-Tu ne peux pas me faire ça ! Tu avais dis qu'on serait toujours ensemble !!
-Je t'ai aussi dis que je t'aimais non ? On ne sera jamais ensemble, comprends ça.
Il m'attrape le bras de manière violente, ce qui me pince le cœur.
-J'ai quitté mon Groupe pour toi ! Tu avais dit qu'on serait éternellement ensemble !
Je fixe durement ses yeux.
-Mais ce n'était qu'un jeu. Je dois y aller maintenant... tu sais, tu peux me trouver dure, mais je ne suis pas du genre a avoir UNE relation stable : c'est plutôt l'inverse, je suis du genre a en avoir plusieurs en parallèles.
Des larmes commencent a couler de ses yeux... il réfléchit... il ouvre la bouche pour me dire une chose dont je ne m'attendait pas :
-Mais je m'en fiche ! Continue ton jeu si tu veux mais me laisse pas... ça me ferait mal mais je m'en fiche ! Je t'aime... je t'aime tellement... Me laisse pas... je t'en supplie pas comme ça... Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que je n'ai pas fait ? Qu'ai-je raté ??
-Tu es comme les autres c'est tout. Eux aussi me disent ça.
-Mais continue de me tromper je m'en fiche ! Ne viens me voir que un jour par an je m'en fiche aussi mais ne coupe pas tout !
Sa main tremble. Il est vraiment bizarre. J'approche mon regard de lui en ayant un sourire de sadique, j'arrête ma bouche à quelques centimètres de la sienne.
-Tu sais ce que j'en fais des gens trop collant ?
Il savait que j'étais assez violente par moment... tous hommes, peureux comme ils sont, m'auraient lâché et seraient partis... mais lui, toujours en gardant mon bras dans sa main, passe son autre main dans le bas de mon dos, le rapprochant de lui et m'embrasse. Il finit par rompre le baiser en me fixant dans les yeux, l'air détruit.
-Bon... tant pis pour toi !
Joy était tête posée sur mon épaule, me serrant le bras. Je n'avais rien comprit à cette soirée... un vrai interrogatoire...
-Jenny...
-Hmm ?
-Je suis désolée pour ce soir...
-Pas grave...
-Ton amie là...
-Oui ?
-Elle est bizarre...
-Je sais...
-Parles-moi d'elle.
Et merd*... pourquoi toutes les personnes que j'aimais elle me les volait... maintenant Joy aussi... je sens des larmes venir a mes yeux... mais les Vampires ne pleurent pas... Et non on est des brutes insensibles faut pas croire (du moins pas entièrement... bref je m'embrouille)...
-Elle aime jouer avec les gens... Elle est manipulatrice et n'écoute personne. Notamment dans son passé très ancien, un homme l'avait trompée dans son dos. Oh leur relation n'avait pas durée elle s'en était vite aperçue, mais maintenant on va dire qu'elle hésite pas à faire souffrir certains mecs... Elle aime avoir le pouvoir, donc parfois elle sort avec plusieurs gens en même temps. Cependant ce n'est qu'aux hommes où elle hésite pas à le dire. Pour les femmes, elle se contente d'une vague excuse mais n'est pas brute... Elle est assez forte en combat... et franchement, elle a son caractère...
Je repense à ce portrait que je dressais d'elle par jalousie... puis je soupire et dis d'un ton plus calme :
-Mais on se connait depuis longtemps... Elle est fragile en fait mais ne le montre qu'avec moi.. et il n'y a que moi qui peut espérer lui demander un truc et qu'elle le fasse...
-Elle t'aime ?
Pourquoi un ton si dur ?
-Non ce n'est pas son genre. C'est plutôt l'inverse dans un sens on s'aime pas trop, cependant on s'adore... c'est compliqué.
Elle me sourit d'un air gênée.
-Et toi tu m'aime ?
-Pardon ?
Je tourne ma tête pour l'avoir en face de la sienne, et à peine ce geste finit, je sens ses lèvres contre les miennes... Cette odeur de sang... je vais craquer... Je rompe le baiser et pars rapidement, n prêtant pas attention à ses appels...
Je nettoie mon sabre Hussard, je fixe mes Pistolets Silex Dumarest. Il m'en faudrait des nouveaux modèles... il m'en faut des longs... argentés... je bave à cette idée. Vous croyez quoi ? Okay l'argent AFFAIBLIE les Vampires, ça les tuent pas. En fait certains pense que VOIR l'argent nous tue, en fait non... ce sont juste des Vampires peureux qui ont peur d'être touché par l'argent, car quand l'argent nous touche, on ne cicatrise pas, ou du moins comme des humains. Ça c'est le cas de la blessure, si on touche de l'argent sans se couper, ça nous fatigue, pour ça que je porte toujours des gants en cuirs. J'entends un bruit. Je décide de ne pas relever la tête, au pire si on m'agresse je serai me défendre.
-Aide-moi...
Je relève les yeux pour voir Jenny se tenant difficilement au mur, tremblante, cernes sous les yeux, cheveux mal attachés. Et si on jouait ?
-Oh tu manque de sang ma Jenny ?
-Arrête de t'amuser aide-moi...
-Je te l'avais dis que fréquenter une humaine était mal pour toi... surtout quand tu sens le sang de celle-ci...
Je me penche vers elle qui s'est écrouler par terre, et je me mets à lui caresser les cheveux avec un sourire moqueur.
-Tu sais que tu ne peux pas résister au sang... tu essaye de ne pas en boire des masses, mais tu vois... il faut en boire suffisamment pour tenir physiquement fasse aux humains...
Je passe le dos de mon index sur sa joue alors qu'elle halète en poussant de petits hurlements de douleur...
-Tu te fais tant de mal... tu m'impressionne... tu dois être maso...
J'attrape ses cheveux que je serre fermement dans ma main en lui criant dans l'oreille :
-Quand comprendras-tu qu'un Vampire peut mourir de ses souffrances ?? Tu me tuera en même temps !
Son regard perd petit à petit tout éclat alors qu'elle marmonne avec un vague sourire quelques mots :
-Tu... t'en fiche... de mourir.... ta vie... est pleine de risques.... tu joue avec ta vie...
Je fronce les sourcils en relevant sa tête et l'écrase contre le sol.
-TU SAIS QUOI DE MOI ?? Tu vas te tuer imbécile !! L'autre ne te suffit pas !! Tu t'imagines à quel point tu fais souffrir Joy ?? Tu ne vois qu'en elle cette catin que tu as aimé !!! Elle n'est qu'un miroir de ton égoïsme !
Je la sens trembler un peu sans qu'elle réagisse. Je lâche ses cheveux et me lève pour aller vers un meuble.
-Tu te prend trop pour une victime... alors autant que tu en sois une.
J'ouvre un tiroir remplit de fioles et je me mets à sourire.
-Tu m'accuse de jouer, mais toi tu fais du mal à Joy... je vais te faire passer l'envie de continuer.
Je prends une fiole et m'agenouille en face d'elle.
-Je te propose quelque chose... je t'aide, en échange, n'approche plus Joy...
-Je.... l'aime...
-Tu n'aime qu'une Chimère et Joy n'est qu'un corps qui te rappelle un cadavre... c'est horrible pour elle... tu dois le comprendre...
Je lui tends la fiole qu'elle prend rapidement avant de l'ouvrir avec ses dernières force et boit entièrement. Je me relève en souriant puis me tourne dos face à elle et va de nouveau vers mon lit où je nettoyais mes armes.
-C'était du sang de cadavre... tu aimes tant ça.
Je l'entends recracher le sang qu'elle venait d'avaler en même temps que quelques sanglots tombant sur mon sol. J'entends faiblement :
-Tu es... qu'une...
Je me retourne vers elle.
-Ce que tu ressens je le vis tout le temps par ton envie d'être une martyre ! Maintenant pars de chez moi, assume ton côté Vampirique !
Je pars dans une salle et je ferme la porte en souriant. Le sang d'un cadavre n'est plus pur... n'est plus bon, il n'a plus les qualités vitales dont les Vampires ont besoin, comme le Sang lui-même est mort. Donc si on donne un sang ''mort'' depuis plusieurs temps à un Vampire, celui-ci peut devenir un poison.
-Que dois-je faire ?
Je me demande à cet instant pourquoi tout le monde vient me harceler aujourd'hui...
-Vas lui parler, je suppose, mais laissez-moi je vous prie nettoyer mes couteaux tranquille !!
Je me retourne et je la vois appuyer contre le mur. Elle me fixe tellement. Je me souviens de ce qu'il s'est tant passé.
-Désolée d'être partie... Ce n'est pas contre toi mais...
-Ton amie m'a expliqué que ton ancienne amie était morte lors d'un accident...
-Un accident...
Je souris mélancoliquement.
-Oui... je l'ai tué par accident... Et je ne veux pas recommencer.
-Écoute je ne déprimerai pas et je ne me suiciderai pas, c'est promis, alors arrête de te torturé et accepte mes sentiments.
-Elle ne s'est pas tué Joy...
Je la dévisage. Elle ne comprend donc rien.
-J'avais soif. Soif de sa vie de sa personne soif de vie. Maintenant je me suis privée de tout cela.
-Si tu me rejette pourquoi tu te confie tant à moi ?
-J'éprouve quelque chose pour toi c'est sûr. Et ce qui est sûr c'est que c'est encore plus puissant avec toi. Tu cours encore plus de risques.
Sans m'en rendre compte je m'étais approchée devant elle. Elle se redresse pour poser son front contre le mien et elle ferme les yeux alors que le bout de mes doigts glacés viennent effleurer sa nuque.
-Je m'en fiche. Si tu m'aimes plus tu réussira peut-être plus à te contrôler que lors d'une amourette.
-J'ai faillit mourir en ne la sentant plus contre moi Joy. Je ne veux plus vivre ça.
-Et pourtant te voilà à me toucher, à m'aimer et à te mentir.
Elle me sourit avant de partir, elle s'arrête quelques instants.
-Ne joue pas avec moi Jenny, ne me repousse pas sans raisons, arrête tout ça cette spirale qui t'effraie tant tu y restera l'éternité si tu n'arrête pas tout.
-Tu joues ta vie tu le sais... Tu ne résistera pas à une seconde perte...
-J'ai envie de tenter le coup tu sais...
-Fais comme tu veux mais arrête de me faire souffrir.
Je me sers de l'alcool dans un verre et le bois, dos à elle, qui est assise sur mon lit. Je redresse la tête, fixant le mur, verre à la main.
-Tu ne trouve quand même pas ça bizarre ?
-De quoi ?
-Qu'elle t'es tant interrogé sur tes origines ?
-J'ai confiance en elle !
-Je ne dis pas le contraire mais... es-tu sûre que ce n'est pas une Purificare ?
-Une... Purificare ?
-Cela signifie ''Purification'' en Romain... ce sont des chasseurs de Vampires...
Je bouge mon verre de façon à ce que l'alcool est un mouvement circulaire dedans.
-Ce sont eux qui ont découvert que l'argent nous affaiblissait.
-Ils sont forts !
-Très...
Ma voix devient rauque et mon regard haineux.
-Trop même. Il paraît qu'ils auraient réussit, une armée entière à l'appuie, à emprisonner Dracula.
-C'est impossible !
-Pas tué j'ai dis : emprisonné ! A cause de cela ce dernier a perdu beaucoup de sa puissance mais ils ne savaient pas qu'une morsure pouvait les transformer... ils ne savaient pas qu'ils avaient des enfants. Il a mordu quelques humains de l'armée et ceux-ci en Vampires Nouveaux-Nés étaient assoiffé de sang. Ils ont tout décimé.
-Et donc... Dracula a été affaibli ?
-Il a perdu certains de ses pouvoir et n'a plus fait parlé de lui. Tout ça pour te montré qu'ils sont dangereux.
-Ce ne sont que des humains ! Dracula a été créé par un humain !!
-C'est une légende...
-On sait que son ''père'' était cet immonde Vlad III l'Empaleur !
-Ils n'avaient pas de liens de sang ! Tu crois en des histoires !
-Tu n'es qu'une jeune imbécile ces gens sont dangereux !
-Dangereux par des Légendes !!
Je lui jette mon verre à la figure. Il se brise. Elle saigne. Je garde un air grave.
-Fais juste attention. Tu peux te retirer.
Elle attendait appuyé contre le mur, un air enfantin, mais tendu. Je m'approche doucement d'elle un peu gênée.
-Sors avec moi.
Elle lève la tête et poste ses yeux remplis d'étoiles dans les miens. Elle semble étonnée. Elle ne doit pas tout comprendre.
-C'est pourtant toi qui...
-Je ne te promet rien... mais... je sais pas... je veux bien essayer...
Je suppose que mon visage doit avoir pris une teinte extrêmement rouge... Mais peu importe pour le moment. Elle est humaine, moi pas. Si nous devons avoir une relation ce sera tellement court... donc... autant en profiter. Je sais que niveau amour je n'ai jamais de chance mais je veux tenter le coup. Elle s'approche de moi d'un pas hésitant, comme si elle essaye de ne pas m'effrayer. Je suis une bête sauvage c'est vrai, elle essaye peut-être de me charmer ? Non surement pas : elle doit déjà savoir ce que je pense d'elle. Elle est à quelques centimètres de moi. On se fixe dans les yeux, ces yeux si purs, alors qu'elle pose simplement ses lèvres sur les miennes. Sans les appuyer, sans faire plus. Sans vraiment chercher un baiser, juste un contact. J'appuie un peu mes lèvres sur les siennes, lançant le baiser. Elle ferme les yeux en souriant et je fais de même, profitant de ce moment tant attendu. Je finis par poser délicatement mes mains sur ses hanches alors que les siennes viennent caresser mon dos. Vous connaissez ce sentiment ? Un petit frisson vous traversant rapidement l'échine, laissant un petit froid se remplacer par la chaleur de votre cœur battant à tout rompre alors que votre main s'égare dans la douceur de ses cheveux... C'est comme une mélodie. Des accords simples, synchrones, donnant une musique légère mais dynamique, qui vous fige alors que vous regardez le musicien jouer avec fluidité.
Des hommes vêtus de blancs, à l'ombre trompeuse, s'avançaient. Armés surement, leur marche se faisait lourde par les bouts de métaux cachés dans leur capes. Jenny relève doucement la tête, son visage se fige. Un appel au secours ? Je ne sais pas, mais notre lien me faisait sentir son cœur battre à tout rompre par la frayeur... Une angoisse tellement puissante qu'un frisson me parcours le dos. Je saute donc de mon refuge, ce qui fait que quelques hommes ce tournent vers moi. Faisant diversion, Jenny, Joy dans ses bras s'enfuient par un puissant saut en hauteur. Elle sait très bien pourquoi je suis apparue : pour les mettre en sureté, pour retarder ces hommes.
-Tu nous as ralentis Vampire !
Je sors un couteau à une telle rapidité qu'il ne voit pas le mouvement de ma main qui est la cause de cette apparition mythique de l'objet entre mes dents, alors que mes deux fidèles révolvers argentés étaient dans mes dites mains. Vous savez, de bons vieux Beretta M92F Sword Cutlass (custom) (350 fps). J'ai peut-être trop regardé Black Lagoon mais avouez qu'ils sont magnifiques. Bon les miens sont peut-être un peu plus long... mais peu importe ! Je les fixes avec un regard assassin et un sourire en coin. Je décide de tout miser sur la surprise.
-Sales petits Vampires je vais vous exterminer !
Un homme, plus grand que les autres, plus calme, un visage plus carré, une vague barbe, style ''collier'' combiné à une vague barbe ''bouc''.... Brun apparemment. Je ne vois pas ses yeux. Je n'aime pas ça. Il a une cape blanche à capuche, comme les autres. Une épaulière militaire sur son épaule droite, d'où par une chaine qui se li à un anneau, noyé dans la fourrure blanche, soyeuse que porte son épaule droite. Sa capuche cachait ses yeux mais je peux sentir son regard vif, de fauve, de tueur. Il avait trois ceintures de cuir marron : une à la taille, horizontale, alors que deux autres se croisait en partant de ses hanches, formant une diagonales symétriques l'une de l'autre jusqu'à ses cuisses du coté opposé de celui du départ. Sa cape blanche laisse apparaître deux bras robustes, musclés, imposant, dans un vêtement de cuir noir, avec des gants à certains coin renforcé par des bouts d'armures. Comment dire... ces morceaux d'armures suivaient les courbes de ses gants, en créant visuellement des mitaines, mais les majeurs de cet homme était aussi recouvert d'armures. Et même que le bout de celles-ci dépassaient et finissaient en pointe. Une jolie arme. Ses bottes laissaient apparaitre des mollets entrainés, fermes, sans pitié, jusqu'à ses genoux, où s'arrêtaient les dites bottes. Son pantalon noir ne laisser rien apparaître de très intéressant : sauf cette ombre sous une cape blanche... Sa respiration était lente, posée. Il semblait vraiment sans pitié. Son teint un peu matte montrait qu'il avait du faire un entrainement poussé, peut-être même dans le désert. Je me demande alors pourquoi ne suis-je pas encore morte ? Après ce portrait, pendant plutôt, il aurait put me tuer. Une voix grave, dure, rauque, presque un peu cassée s'élève :
-Tu n'es pas un Vampire donc. Tu les chasses ? Tu as des armes d'argents.
Je le fixe d'un air ''je-fais-un-débat-intérieur-pour-savoir-si-je-dois-te-faire-confiance-mais-je-reste-méfiante''. Je dis d'une voix qui se veut hésitante :
-N'essaie pas de me berner ! Vous êtes des Vampires ! Vous devez mourir !
Certains des hommes se mettent en position de défense. Il fait un vague geste de la main, très noble, pour les faire reprendre leur position d'origine, alors qu'il s'avance de quelques pas.
-Je n'ai pas confiance en toi. Tu as fait enfuir les deux autres. Tu as sauté de bien haut tout à l'heure.
Je grince des dents. Il m'avait donc repéré ?
-Les batailles entre Vampires ne me regarde pas ! L'une d'elles devaient être humaine, elles ne seront pas dures à rattraper ! Vous en revanche vous êtes plus, et je voulais justement m'amuser.
Je fais un regard provocateur pour appuyer mes propos.
-Que tu es bête ma jeune amie...
Il murmure quelque chose qui me fait froid dans le dos. Alors c'est ça ?
Elles courent très rapidement, Joy reprend connaissance. Jenny ouvre la bouche et lui dit quelque chose, alors que le visage de Joy se terrifie alors. Jenny était bel et bien en forme de Vampire.
J'ouvre de nouveau les yeux après avoir utilisé le Lien de Jenny et moi. Je baisse mes armes et me redresse.
-Nous sommes donc dans le même camp...
-En effet très chère.
Il fait un vague signe de tête positif pour illustrer son propos alors que ses hommes s'approchent de moi, rassurés ? Quand l'homme, leur chef, devient la cible le plus éloigné, car les autres était dans la surface entre moi et lui, je m'avance, je saute, je vole, ôtant leur vies sur mon passage. Lui ne bouge pas d'un millimètre, je m'élance, prête à le toucher, quand je sens quelque chose serrer fortement mon poignet, et m'amène au sol. La rencontre entre le béton de la ruelle et ma joue fut très douloureux. Je lève la tête, je ne le vois plus. Je le cherche du regard. Ah ! Je l'aperçoit... Sur un toit ?? Comment a-t-il fait ? Il s'élance, on dirait un aigle, et il va pour s'effondrer sur moi. Au dernier moment je me décale par un grand saut, mais au lieu de tomber comme une crêpe, il se réceptionne sur ses pieds. Il est accroupi, il regarde la marque de mon corps sur le sol.
-J'avais donc raison... tu es bien une Vampire. Tes petites amies ne m'échapperont pas.
-Je les rejoindrais bien avant toi.
Il se redresse et me regarde, alors que moi, ses yeux me sont encore inconnus.
-Tu es déjà morte.
Je sens comme une gifle sur mon égo. Comment ose-t-il ce prétentieux ?? Un vague sourire vient couvrir une demie seconde son visage, alors, étonnée, je descend mon regard sur mon ventre, pour apercevoir un rouge sang que je pensais ne plus avoir.
-Quand... ??
Il me fixe en souriant.
-Quelle est ta dernière pensée ma chère amie ?
Ma....dernière... ?
Je m'écroule par terre, j'ai le temps de lâcher Joy avant pour ne pas l'entrainer dans ma chute. J'ai une immense douleur au ventre, je hurle. Je hurle tant alors que je frisonne. J'ai si froid... je suis plus que glacée, et je sens d'un coup un grand vide en moi. Alors je cri sans savoir pourquoi :
-Elle est en danger ! Notre lien... elle va mal !! Je le sens elle va mourir !! Elle est en danger !!
Joy s'accroupit et me caresse le dos alors que des larmes coulent sur mes joues. Est-ce les miennes ? Elles sont si fines, si bien tracées. Elles ne sont pas comment les miennes : grossières, bruyantes, comme une gamine qui a perdu son jouet. Je tourne ma tête vers Joy pour apercevoir une face qui m'est inconnue...elle semble si triste, détruite, de me voir ainsi.
-C'est...ma faute...
-Qu...oi ?
-Quand je t'ai rencontré j'ai été attiré par toi... Mais tu semblais ne rien avoir à faire de moi. Tu ne pensais qu'à ton amie... j'étais jalouse... je t'en voulais je pense... un homme m'a alors demandé de te poser des questions pour un sondage. J'ai pas trop compris... on allai souvent au même café, je l'avais repéré bien avant qu'il vienne me parler. Il se fascinait de Vampire... je ne pensais pas que...
Son regard devient évasif... Elle a peur ? Elle me hait ? Elle ne devait pas penser que ça existait... elle prenait ça pour un jeu... mais alors... elle LES a aidé, les Purificares ! Elle en est une... Mon corps se met à trembler alors que je fixe le sol où je suis étalée. Elle en est une... va-t-elle me tuer ? Dans ce genre d'Organisation, si elle ne fait pas ce que l'Organisation veut, elle se fera tuer... donc... va-t-elle me faire disparaître ? N'est-ce qu'un jeu ?
-Ne te poses pas tant de questions, c'est mauvais tu sais...
Je lève la tête, très peu, pour me retrouver à quelques centimètres d'un souffle froid, glacial. C'est un des hommes de tout à l'heure !
-Tu n'as plus mal n'est-ce pas ? Si tu es encore à terre c'est à cause du choc non ? La douleur est partie, en même temps qu'elle. Tu ne pense pas ?
Je le fixe, de la haine dans les yeux, alors que je m'aperçois qu'en effet je n'ai plus mal. D'une voix posée, presque paternel j'entends :
-Tu vois, tu n'auras plus mal.
Malgré ce vide insupportable et ce froid atroce, je me lève et me poste entre lui et Joy. En suivant mon mouvement de redressement, il fait une mine étonné :
-Tu vas la protégée ? Elle t'a trahis non ?
-Elle a été manipulé !
Je montre un de mes crocs, mais je sais que je ne fais pas le poids : si il L'a tué, je vais mourir. Je suis tellement plus faible qu'Elle... Il semble me fixer... apparemment. C'est si délicat avec ce truc sur la tête ! L'esthétique c'est chique mais franchement pas pratique !
-Je n'étais pas au courant. Mes hommes manquent tellement de tacts !
Il remet un de ses gants en place et s'approche désormais lentement de nous. Nous reculons à la même vitesse que ses pas.
-Je vous prie d'ailleurs d'accepter mes excuses. Nous vous avons coupés dans un moment très intimes, je suis donc navré de cet incident. Je ne sais comment me faire pardonner.
-Quelle ironie... laisse-nous donc partir.
-Ah je suis encore plus confus mais je ne puis accepter. Ça fait trop longtemps que je vous traque. Mais soyons sans crainte je ne vous ferai pas de mal. Enfin...pas souffrir, tant qu'à faire ce peu.
Un sourire tendre se trace sur ses lèvres.
-Avez-vous d'ailleurs une quelconque préférence de votre façon de mourir ? Je suis prêt à entendre toutes proposions. J'essayerai de les respecter.
-Tu ne nous tuera pas !
-Et pourquoi ?
-Car je l'aime ! Qu'elle m'est trahis ou pas, je l'aime !
Il reste de glace, puis s'avance.
-Tu sais quel était sa dernière pensée ?
-De quoi tu parle ?
-Elle n'a jamais voulus être Vampire, tu le sais non ? Tant d'objets d'argents... c'est suicidaire... Sais-tu pourquoi elle était si... fêtarde niveau amour ? Tu le sais non ? Si elle restait avec quelqu'un qu'elle aimait vraiment, elle le verrait mourir. Elle avait peur de le perdre. Elle n'aimait pas les Liens entre Vampires. Elle était dépendante de toi, de tes sentiments !
-Arrêtes tu mens !
-Tu sais que j'ai raison. Sais-tu à qui elle a pensée ? Tu ne le sais surement pas non... Tu sais si peu d'elle. Elle te prenait un peu pour sa sœur. Non je pense que son affection était plus forte, plus profonde. Un oiseau qu'elle devait protéger. Cependant... quand elle a du quitter quelqu'un de cher non ? Vu comment elle a été horrible avec toi ces temps-ci... non ?
-De quoi tu parle ?
-De rien. Tu vas mourir maintenant. Pardon encore, mais je veux bien vous enterrer au même endroits très chères : vous ne serez pas séparer.
Joy se met devant moi et hurle :
-Tu ne la tuera pas ! Elle est à moi !
-Allons allons, ne vous inquiétez pas tant, ça ne fait pas si ma...
Une goutte de sang tombe au sol. J'ai effleuré une de ses fossettes. Un couteau familier tombe de sa poche. Je le fixe.
-Je te l'ai apporté. Je ne suis pas un monstre, tu devais vouloir un souvenir... je suppose.
Il me donne un coup de poing dans le dos et je m'écroule par terre. J'entends un saut, je glisse sur le côté pour éviter le coup, mais il se rattrape sur ses pieds. Un vrai chat. A peine atterrit il glisse sur le sol pour s'orienter dans ma direction, et s'élance. Je saute vers l'arrière, et je ne percute pas que c'était la fin du toit, je chute vers le sol, et pourtant ça ne l'arrête pas : il saute aussi. Je tombe sur un toit plus bas, à peine arrivé sur les tuiles qui font souffrir mon dos que je sens une enclume sur mon ventre, me coupant un long moment ma respiration, alors que je sens ce qui est en-dessous de moi se briser, coupant à certains endroits mon dos. Ainsi deux fois au moins d'affiler. Arrivé au rez-de-chaussée de la maison, j'ouvre les yeux pour voir deux poings liés, en plein élan, heurter mon visage. Ma tête rebondie sur le sol alors qu'une odeur de sang se noie dans mon nez en même temps qu'une énorme douleur. J'entends un élan semblable au précédent griffer l'air. Je lève mon genoux pour frapper son entre-jambe (moral : jamais se mettre à califourchon sur son adversaire). Il recule, se retire de moi, alors je me lève et cours de toutes mes forces vers la porte en bois du bâtiment, que je traverse, brisant les planche de bois, agressant une fois de plus ma peau. Je cours le plus vite que je peux, une ruelle, une autre, à droite, à droite, à gauche. Tout défile si vite, je suis un peu dans un état second. Une impasse ? Peu importe, je saute, me retrouve sur les toits, et saute de l'un à l'autre pour arriver vers les immeubles de la ville. J'entends des pas rapides se rapprocher. Comment fait-il ? Il est si entrainer ? C'est impossible... Je saute sur un immeuble tout en verre, je le monte en prenant appuie un peu partout. Je cours dessus comme si je courais sur un sol plat. J'entends des vitres se briser. Je me retourne pour le voir se rapprocher grandement ! Il a des griffes métalliques qu'il plante rapidement dans le verre, et semble ramper comme un serpent dans l'herbe. J'essaie d'accélérer le pas, mais ses bras tellement entrainés semblent ne pas vouloir me laisser le distancer. J'arrive au toit de cet immeuble, je saute, un saut en cloche, me faisant atterrir au bord de l'autre extrémité du toit, et je m'élance encore : je me jette dans le vide. Lors de mon saut en cloche, je croise un regard, un regard gris, presque bleu, d'une personne à cheveux blond, à crête pas très haute, continuant en une mèche longue de cheveux jusqu'aux reins. Habillée en cuir noir, elle me fixe. Elle me regarde fuir, son regard est pur, un tantinet séducteur, mais sincère. Ses cheveux, flamboyant ne me trompèrent pas. Peu importe, je me jette dans le vide alors qu'avec son regard elle suit encore mon mouvement. Je saute, je vois le sol d'approcher de plus en plus. Je vais pour me rattraper sur mes pieds que je sens des griffes entrer dans mon dos, dans un hurlement, je m'écrase au sol, avec un poids insoutenable sur le dos. Je lève la tête d'un coup et heurte celle de mon adversaire, tombant sur le côté, alors que je reprends ma course. Il est tenace ! Je commence à être épuisée... mais je continue de courir... un building me fait fasse. Serait-ce un refuge ? Je ne sais pas... peut-être que là-bas je pourrai appeler de l'aide ? Je me met à quatre pattes pour pouvoir courir avec plus d'élan. Je pique un sprint ! Je vais le plus vite possible alors que j'entends de plus en plus de sang tracer mon chemin. Arrivé sur les murs du building, je prends de grands élans pour arriver au sommet. Je saute, pour qu'à l'atterrissage je me réceptionne sur le toit. Au moment ou mes pieds vont toucher le sol, je sens tout d'un coup une prise violente autour de mon coup. Ça me coupe la respiration. Il était là... il m'a rattrapé... Il a l'air un peu épuisé mais il a tellement plus d'énergie que moi...
-Tu n'es que capable de fuir ?
Il me serre tellement le cou que je ne peux appeler personne. Je peux juste pleurer, en pensant à Joy, à l'amour de ma vie... Il rapproche doucement sa tête de moi alors que je perds de plus en plus d'air et que mes poumons en réclament fortement, au point de me bruler. Un bruit sourd, violent, fin, fluide, un petit peu aiguë, alors que je vois huit griffes traverser le torse de mon tortionnaire. Un filer de sang coule de la bouche de mon agresseur, qui me lâche. Je me réceptionne sur le mur du Building, à quelques centimètres de son toit, alors que lui tombe en avant, dans le vide, son corps découvrant un magnifique Loup, à poils de couleur or, parfois oranges sous une certaine lumières, aux yeux rouges sang, ramenant ses mains au sol, assit comme un chien. Seuls ses pouces n'était pas tâché de sang. Cet homme avait l'habitude de chasser des Vampires... pas des Lycans... avait-il seulement vu sa présence sur le toit, quand j'ai sauté en cloche ? Peut-être pas tellement il était focalisé sur moi. Le museau de la créature me faisant fasse bouge un peu. Alors je tends une main, et la pose dessus. A ce contact, le museau ne bouge plus... C'est un Lycan plus Animal... son plaisir est d'être en forme de loup... l'ai-je donc aidé, permis à se transformer ? Je ne sais pas. Je vois juste dans son regard que son seul plaisir serait de rester sous cette forme.
-On est peut-être ennemis depuis des siècles... mais seuls nous devons tuer des Vampires ! Les autres n'ont pas à avoir ce privilège.
Je souris un peu à sa phrase et elle me renvoie mon sourire tendrement. Un lien... un sentiment d'affection pour Vampire et Lycan ne peut pas exister... normalement ?
-Jenny ? Tu as donné à mangé à Julia ?
-Non pardon ! Je vais le faire !
Jenny arriva avec un bol de croquettes pleins et le posa devant une sorte de gros toutou...beau, noble comme un loup, qui attendait sagement, les yeux fermés, la queue battante d'envies de satisfaire sa faim. Ça faisait un moment qu'elle n'avait pas mangé. Ce geste fait, Jenny se relève, face à Joy et l'embrasse amoureusement.
-Attends je doit manger moi aussi !
-Raaah... je veux pas que tu sois une Vampire...
-Mais tu sais que ce n'est pas le cas !
Joy ria un peu et sortit un flacon de sang.
-Où as-tu appris ça ? Que si un humain buvait régulièrement du sang vampirique il verrait sa vie se rallonger ?
-Une bonne amie m'en a parler....
-Pardon ?
-Je suis rentré !
-Bienvenue.
Je fixe cette magnifique femme... halala... elles sont biens compliquées. Mais peu importe, je vais préparer à manger en chantant pour elle. Elle s'approche et m'embrasse amoureusement. Ne suis-je pas le plus chanceux.
-Au fait... l'homme qui t'avais attiré des ennuis... tu as de ses nouvelles...
Son visage se raidit un peu...ai-je gaffé ?
-Et bien... il a eut un accident apparemment... mais... on a pas retrouvé son corps..
Je prends un ton enfantin :
-Ze te protèzerai moi ! ♥
-Imbécile
Elle sourit et m'embrasse tendrement.
-N'oublie pas, aujourd'hui tu dois écrire à ta sœur ! Et un thé bien sucré s'il vous plait Mademoiselle !
-Oui Monsieur ! ♥
Les Vampires sont peut-être une menace... Mais ce n'est pas leur existence qui est dangereuse et qui fait peur aux hommes. Simplement leur supériorité, car les hommes veulent surpasser tout ce qui existe. Heureusement, il existe des gens simples, encore capables de faire la part des choses et qui, au lieu de supprimer une vie, suppriment simplement les pouvoirs gênant.