Bon, pour ceux qui savent pas, en résumé, un Doujinshi est une histoire dérivé ou inventé à partir d'une série ou d'un manga. (super résumé n'est-ce pas ?? ^^)
Ceci est une histoire qui m'a été inspiré du site d'une amie, YuriGirl (son site est YuriHeart... Le lien via son site est dans la catégorie "Présentation"). Je sais, quelle idée d'être inspiré d'une histoire via un site... Mais je suis bizarre ! Bref, j'ai mis les premiers chapitres à l'origine sur la rubrique 'Mai Hime' sur le site de YuriGirl... Comme KDO (je lui dois bien ça, et encore plus ^^) Bref (ça fait beaucoup de bref ^^') Cette histoire, je l'ai pas encore fini mais ce sera pour bientôt... Car en fait, je suis sur deux histoires à la fois ^^' celle-ci et une autre que je posterais bientôt j'espère. Voila quoi... Donc, bonne lecture ^^
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The Scared voice of the choose.
Chapitre 01 :
Natsuki se tenait fixé depuis plusieurs minutes devant l'immense porte qui lui fessait face. La question la plus importante qui hantait son esprit à cet instant était : Dois-je la déranger ou pas ? Il faut que je la vois ! Mais je ne l'ai pas prévenue... Alors, que dois-je faire ??
Avant qu'elle n'est le temps de continuer de se noyer dans ses pensées, son portable sonna. Natsuki, comme par habitude, sans même regarder qui l'appelait décrocha :
« Ouais ?
-Ah, Natsuki, tu ne devrais pas parler avec cette air de mauvaise humeur dès le début, tu vas effrayer ceux qui veulent te contacter !
Natsuki eut le déclic.
-Shizuru ??
-Quelle déduction ! Encore un peu et j'aurais crut que tu ne m'avais pas reconnue !
-Ne te moque pas !
-...
-Shizuru ? Bref, pourquoi m'avoir appelé ?
Un nouveau silence se fit entendre. Au bout du fil, Natsuki entendit comme une sorte de...
malaise ! Une drôle d'impression dans la voix de son aimée, Shizuru ne dit que ces quelques mots :
-Il faut qu'on se voit le plus vite possible ! Maintenant, c'est possible ?
-Euh... bien sûr, mais pour...
-Tu es où ?
-Euh... comment te dire ?? Devant ta porte... Ne t'étonne pas, j... »
Avant même que Natsuki put dire quoique ce soit, Shizuru avait ouvert la porte. Le visage qu'elle présenta à son aimée était bien différent des autres fois, elle avait des cernes, les cheveux bien moins coiffés que d'habitude, pâle comme un cadavre et... pour la première fois de sa vie, Natsuki constata que les mains de son Hime tremblaient un peu.
-Et bien, que ce passe-t-il Shizuru ? On t'as sortit de tombe ?
Shizuru adressa un sourire à Natsuki, comme pour la rassurer et lui fit signe d'entrer. Sans plus de cérémonie, Natsuki s'assit sur le canapé et, après avoir prit son courage à deux mains, demanda :
-Que ce passe-t-il Shizuru ? Tu me semble... méconnaissable ! Je n'y croit pas, ça fait une semaine que l'on ne s'est pas vues en chair et en os et vois dans quel état tu te trouve aujourd'hui ! Franchement je...
-Natsuki, en une semaine, j'ai eu des nouvelles de ma mère.
-Oh, et comment va-t-elle ?
-...
-Tu peux me le dire ! Tu sais, on ne se fait plus de secrets depuis que cette guerre insensée des Himes s'est terminé ! Pourquoi en faire maintenant ?
-Justement Natsuki... Ma mère était... je l'avait prévenue pendant la guerre que... quelqu'un m'avait fait... tombé amoureuse.
-Tu veux dire que tu lui a dit que tu m'aimais ??
-Oui... enfin, indirectement : je ne lui ai pas dit ton nom, ton âge, ou même des détails physique...
-Oui, et alors ?
-Elle m'a re-contacté... Je ne l'avais pas fait depuis que je lui avait dit que j'étais tombée amoureuse...
-Je vois.
-Or, cela fait deux ans que la guerre et finit et...
Shizuru rougit.
-Cela fait un ans et six mois qu'on sort ensemble...
Natsuki détourna la tête, encore plus rouge que Shizuru.
-Je n'y peux rien ; après la guerre, j'ai appris à te connaître et... à t'aimer ! Mais où est le problème avec le fait de sortir avec moi ?
-Voila le problème : quand ma mère en début de semaine m'a re-contacté, c'était pour me dire que... étant bientôt majeure... il fallait que je songe... à l'héritier de ma famille...
Il y eut une sorte de malaise dans la pièce. Natsuki se lança, vaguement énervée :
-Évidemment ! Ça me paraît logique : c'est sûr que ta famille a besoin d'un héritier et je vois le problème que ça pose... sûre qu'avec moi tu ne risque pas d'avoir d'enfant !
-Ne t'énerve pas... Pour cette raison, j'ai tout expliqué à ma mère : notamment que tu es une fille et... que l'on est ensemble.
Natsuki sourit et lui dit d'un air taquin qui fit rougir Shizuru :
-Et je ne m'en plains pas ! Mais alors... où est le problème ?
-Le problème se résume en un mot : homophobe !
-Elle l'est ?!?
-Hélas oui...
-Oh ! Mince, là, en effet, on a un problème... et, quelle a été sa réaction ?
-Sans même m'expliquer quoique ce soit, elle m'a dit qu'elle avait un fiancé idéal et qu'elle allait arranger le mariage pour la fin de ce mois...
-Pour la fin de ?? Mais elle va pas bien ??
-Natsuki, je compte aller la voir et régler tout ça au clair avant le milieu de mois.
Natsuki se redressa d'un trait et prit Shizuru dans ses bras, la serrant fort contre elle.
-Laisse-moi venir avec toi ! Je veux tirer ça au clair avec toi !
-Non Natsuki !
-Pourquoi enfin ?!?
-Ma mère est très... colérique ! Avant que je ne parte de la maison familiale, c'était pas génial, si ça a empiré en mon absence, en réalisant qui tu ais, elle serait capable de te sauter à la gorge !
-Et alors !? Ce sera mieux que si elle passait sa colère sur toi ! Cette histoire me concerne autant que toi ! Et qui sait, peut-être ferais-je bonne impression ?
Shizuru rit.
-Non, je doute pour la dernière partie de ta phrase...
-Et pourquoi Madame Kuga ?
-Parce que ma mère désirait au moins... je sais pas... plus que la moyenne pour les études !
Sortit Shizuru un sourire moquer aux lèvres.
-Oh ça va ! Je peux pas avoir tout bon après tout !
-Bon, d'accord, Madame Kuga, j'accepte de vous emmener dans ma valise !
-J'espère qu'elle est grande.
Taquina Natsuki.
-Mais, où est la maison de ta famille ?
-A ton avis ?
Demanda la jeune fille à l'accent de Kyoto. Natsuki soupira et sourit :
-D'accord, allons vers l'ancienne capitale* !
* Kyoto était l'ancienne capitale du Japon avant que Tokyo ne prenne sa place.
Chapitre 02 :
Natsuki se trouvait confortablement installé, noyée dans le monde du rêve et blottit contre sa compagne. Shizuru, elle alternait la vue du paysage que la vitesse du train laissait voir et celle du visage de son Ange Noir. Il fesait presque nuit quand la distance de Kyoto était très courte. D'une voix amoureuse et rassurante, Shizuru chuchota à l'oreille de son Hime :
-Natsuki, nous arrivons : réveille-toi.
Sans plus se faire prier, Natsuki ouvrit doucement, ou plutôt lourdement ses yeux. Elle regarda un court moment le visage de son aimée avant de lui prendre la main et de reposer sa tête sur l'épaule de Shizuru,
-Bien dormit ?
-Mm...
-Que tu es grognonne dès ton levé !
Natsuki sourit et taquina avant de refermer ses yeux :
-Et tu n'as encore rien vu... On arrive quand ?
-Officiellement dans environ 10 minutes.
-Et de la gare jusqu'à ta maison, ça fait combien de temps ?
-Je ne sais plus vraiment, attends... Mm... 5 minutes peu-être.
-Je vois. Tiens, il fait presque nuit ?
-Oui...
-Il fera complètement nuit quand on y sera ?
-Je ne sais pas... je pense.
Le reste du voyage fut très silencieux, comme le calme avant la tempête... En sortant du Hall de gare, une immense voiture attendait.
-Tiens, voici notre taxi Natsuki !
Et, comme quelques minutes auparavant, aucun sons ne sortis de la bouche des amoureuses. Un peu avant d'entrer dans l'allée d'une immense propriété, le chauffeur, après avoir observé les jeunes filles dans le rétro-viseur, dit :
-Quoiqu'il arrive, je vous soutiendrais et je ne m'opposerais jamais à votre décision Shizuru-sama mais... ôtez-moi d'un doute... c'est ELLE ?
-Otori ! Ne parle pas comme ça avec ce timbre de voix ! Oui c'est elle, et alors ??
-Je vous prie de m'excusez mais, ce n'était peu-être pas la meilleure idée de l'avoir emmenée dans cet Enfer que sera le résultat de ce voyage.
Shizuru ne réagit pas en sachant que Otori nageait dans la vérité. Ce fut Natsuki qui prit la parole :
-Otori... san ? C'est un joli prénom, elle s'inclina et Otori le vit très bien, merci de nours avoir emmenées jusqu'ici et...
-J'espère que vous êtes digne de Shizuru-sama !
Il y eut un silence.
-Je ne peux pas prétendre être digne de Shizuru... je peux seulement prétendre penser réussir à faire son bonheur et à ce qu'elle ne regrette rien à mes côtés...
Ce fut visible dans le rétro-viseur : un sourire s'était affiché sur le visage de glace du chauffeur.
-Bonne réponse... Shizuru-sama... je pense que... vous avez peu-être eut raison finalement... de la rencontrer !
Arrivé devant une immense demeure pendant que les derniers rayons du soleil s'éteignaient dans les ténèbres, Natsuki serra un peu plus fort la main de Shizuru qu'elle n'avait pas lâché depuis qu'elle s'était réveillé montrait à son aimée à quelle point elle était nerveuse ou stressée. Shizuru lui embrassa le front pour la rassurer avant de sortir de la voiture. A la plus grande surprise de Natsuki, une rangée de servantes de la demeure s'inclinaient tour à tour et chacune prouvait leur joir au retour de Shizuru. Natsuki fut étonnée que son Hime réponde à chaque affirmations ou questions avec un grand sourire à chacune des servantes. Cependant, même devant ces domestiques, Shizuru n'avait toujours pas lâché la main de la fille louve qui semblait être une créature de foire quand les yeux des personnes se détournaient de Shizuru pour se poser sur elle. Des messes-bases avec des commentaires ou critiques étaient formulés quand la pauvre Natsuki passait. Elle se mit un peu à trembler. Mais l'improbable arriva : une servante, sans trop cacher son mécontentement, protesta :
-Et c'est ça que Shizuru-sama ose aimer ?? Elle n'est pas dégoutée ! On dirait une bête !
Natsuki se retourna d'un trait une perle de sueur au front. Shizuru, trop entouré par le bruit des domestiques n'avaient rien entendue de la critique prononcé. Natsuki sans honte mais effrayé hurla :
-Qui a dit ça ?? Vous osez croire que je n'ai pas entendus ?? Avouez ! Qui a dit ça ?? Passe que vous me critiquiez, mais que vous dites des choses en rapport avec Shizuru, ça je ne le pardonnerais pas !
Un silence inconcevable apparut autour du jeune couple. Shizuru était étonnée mais ne pouvait pas douter : si Natsuki disait cela, c'était parce qu'elle avait entendue quelque chose que même la fille de Kyoto aurait trouvé inadmissible ! Mais elle ne pouvait que serrer un peu plus la main de son aimée... pour la soutenir... pour lui montrer qu'elle était là... pour lui faire sentir qu'elle ne lui en voulait pas !
-Qui vient de parler ?
Demanda Shizuru, un rien énervée.
-Qui a osez parler de MA Natsuki dans mon dos ?!?
-Qu'est-ce que c'est que tout ce raffut !?!
Intervint une voix très imposante. Peu-être trop d'ailleurs : tout le monde se tourna vers l'endroit d'où venait la voix. Shizuru eut une sueur froide : « Non ! Il ne fallait pas que ça ce passe comme ça ! Il ne fallait pas faire remarquer notre arrivé comme ça ! »
Natsuki fut paralysée quand une femme âgée, ridée, en kimono traditionnel et qu'avec des sentiments négatifs gravés sur le visage s'approcha et cria de sa voix imposante :
-Qui ose faire un vacarme pareil dans ma propriété !?!
Chapitre 03 :
Toutes les servantes formaient une rangée parfaites de personnes sans défenses devant leurs pire cauchemar. Chacune rampait au sol comme un crapaud. La vieille femme restait de glace, son éventail ouvert à la hauteur de sa bouche. Elle finit par le refermer d'un coup, faisant trembler toutes les domestiques.
-A qui la faute ?
Aucune réponse.
-A qui la faute ? Qui a fait subir tout ce raffut à mes oreilles ??
Personne ne répondit. Elle afficha un grand sourire trompeur.
-Vous savez que travailler ici est un honneur ? Vous savez aussi qu'avez l'appuie que cette famille peut vous fournir ou même l'influence qu'elle a, sans elle, vous ne pourraient avancer !
Silence. Elle fronça les sourcils, toujours avec son grand sourire.
-Je vous l'ai déjà dit : vous êtes trop solidaires ! Réfléchissez deux secondes avant de se tenir à des principes inutiles : si, par accident, vous deviez compter sur l'appuie de vos amies pour continuer un travail après un accident grave que vous avez fait malencontreusement, dans ce genre de cas, il faut avancer pas vrai ? Si vous deviez aidé quelqu'un dans ce cas, vous ne la dénonceriez pas, je me trompe ? C'est un bon état d'esprit ! Mais revenons à l'exemple précédent ; si votre place se jouait sur la loyauté de cette amie que vous auriez protégées et défendues, qui vous dit qu'elle vous rendra l'appareil ? La confiance et la vérité est la chose que les employeurs cherchent : ceux qui ne mentent pas et qui dénonce seront favorisés ! Donc conclusion : vous l'aiderez alors qu'elle, pour garder ou avoir une meilleure place, vous laissera derrière elle sans regrets... Comment vous sentiriez-vous après cela ? C'est un monde de requins dans lequel vous êtes mesdames ! Il faut mordre avant d'être hors course !
Toutes les servantes furent... très silencieuses ! Une sorte de malaise s'installa doucement. Toutes les servantes se lançaient des regards menaçants ou interrogateurs. La vieille femme rouvrit son éventail et dit d'un ton manipulateur :
-Qui est Shizuru pour vous ? elle lança un regard à sa fille qui se tenait devant Natsuki, comme pour la protéger. N'est-ce pas une personne importante pour vous toutes ??
Les servantes répondirent toutes en même temps :
-Si ; Shizuru-sama est l'une des personnes qui compte le plus pour nous !
Un sourire derrière l'éventail de la femme s'afficha.
-Mais si j'ai bien compris, en insultant son amie, cette servante, non ! Cette moins que rien a osé touché ou même salir l'ombre de Shizuru-sama !
La femme se baissa un peu et murmura, comme si elle parlait à l'oreille de chacune des servantes en même temps :
-N'est-ce pas une faute ? N'est-ce pas une injustice ?? Critiquer les goûts de Shizuru, la même Shizuru qui vous a engagé dans cette maison ! Qui par ma demande vous a toutes choisie selon ses critères, critiquer cette Shizuru et ses goûts revient à vous insulter vous puisque vous avez été engagées selon ses goûts ! N'est-ce pas un affront ?? C'est injuste ! Est-ce qu'elle se croit meilleure que vous ? Tout ceci n'est pas digne de Shizuru-sama ! Elle n'est pas digne de Shizuru-sama...
Elle se redressa tout doucement et avant même d'être droite, toutes les servantes se levèrent en même temps et en reculant, désignèrent du doigt une servante qui, en larmes, était resté accroupie. Elles dirent toutes en même temps :
-C'est elle ! Atari : deux ans d'emploi ici !
Un sourire vicieux s'afficha sur le visage de la vieille femme et elle referma son éventail. Elle regarda les servantes une à une et, quand son regard se posta de nouveau sur Atari, elle dit d'un ton satisfait :
-Vous aurez toutes une augmentation de 40/100 !
Natsuki glissa à l'oreille de Shizuru :
-Elle est... méchante ! Et en plus, elles les paillent à perdre leurs solidarités !
Shizuru sourit mélancoliquement et répondit sans surprise :
-Et tu n'as encore rien vu : c'est un vrai serpent et en plus, elle n'a rien d'autre à faire avec cet argent : pas étonnant qu'elle les augmente comme ça.
La femme s'agenouilla près de Atari et sortit une enveloppe de la manche de son kimono :
-Tiens, c'est pour toi : des copies seront envoyées par Otori à toutes les personnes qui voudront un jour te prendre à leurs services : tu sera obligatoirement rejetée des maisons, écoles, échelles sociales élevées ou même travail à mi-temps quel qu'il soit ! Otori veillera bien à ce que tu ne cache pas ton péché et que tu soit à tout jamais rejeté. Aussi, si tu tente un procès contre moi, tu sera en faute d'insulte à tes supérieurs. C'est tout. Ah, non ! Si dans dix minutes tes affaires se trouvent encore dans ma maison, elles seront expulsées plus ou moins violemment.
Un sourire sadique s'afficha sur les lèvres de la femme avant qu'elle ne ressemble entièrement à une folle en disant :
-Cette lettre t'empêche aussi tout moyens de logement quelconque pour deux mois !
-Mais madame je...
-Vas-t'en maintenant !
La jeune fille était en larme : en plus de perdre son travail, elle n'allait avoir nul part où se loger sachant que sa famille n'habitait pas au Japon. Elle était vers la fin de l'allée quand une voix d'une personne s'étant éclipsée de sa place initial l'interpella :
-Eh ! Attends !
La jeune fille se retourna pour voir Natsuki qui lui tendait une paire de clés :
-Tiens ! T'en aura besoin.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Les clés d'un appart secondaire. Il n'est plus utilisé depuis deux ans, mais ça te permettra de te loger !
-Mais...
-Dit que c'est Natsuki qui t'envoie : on te dénoncera pas ! Il y aura quelqu'un à l'accueil : dit-le lui et dit-lui aussi que tu cherche un boulot. Précise bien que c'est moi qui t'envoie et dit qu'il faudrait pas qu'on te reconnaisse ! On t'enverra voir une nana : Nao. Dit-lui qui t'envoie et elle s'occupera de ton cas. Comme je suppose que t'as pas de frique, y'a un peu de yen là-dedans.
Natsuki tendit une petite pochette où à l'intérieur il y avait l'adresse et un plan d'où était l'appartement.
-Mais pourquoi ?? Vu ce que j'ai dit sur vous je...
-Je m'en fous ! J'ai vécu pire et puis... c'est salot ce qu'elle te fait. Moi aussi j'ai eu des moment difficiles et dans ce genre de cas... Un coup de main c'est pas de refus. Bon, j'y retourne avant qu'on ne s'aperçoive de mon absence. Yo !
Elle se retourna et commença de partir quand :
-Merci.
Natsuki s'arrêta et sans se retourné, sourit. Elle fit un geste de main et partit rejoindre Shizuru, le cœur rassuré par une bonne action. Mais en repensant à cette femme qui servait de mère à Shizuru, Natsuki se demanda si tout allait vraiment bien se passer...
Chapitre 04 :
Natsuki était revenue aux côtés de Shizuru sans vraiment se faire remarquer. Tout ceci avait causé une sublime pagaille ! Shizuru doutait que tout allait être aussi simple pendant que les rayons de Lune enlaçaient la demeure dans une obscurité inhabituelle. Natsuki avait le ventre serré et était un peu nerveuse à l'idée de se retrouver face à face avec cette même femme sans cœur. Pendant que toutes les servantes rentraient dans l'immense maison et que la maitresse de cette demeure donnait des instructions à Otori, Natsuki se rapprocha un peu plus de Shizuru.
-Elle est vraiment... bizarre ! Je comprends que tu sois partit d'ici quand tu en eus l'occasion.
Shizuru tourna sa tête pour qu'elle soit face à son Hime et dit, légèrement amusé :
-Aurais-tu... peur ?
-Je me sens comme une bête de foire ! Non, ou plutôt comme un loup dit ''dangereux'' dans un laboratoire contrôlé par une sadique complètement folle !
Shizuru eut un petit rire :
-A peu de choses près, c'est la situation ! Mais je pense qu'il faudrait mieux que l'on règne cette histoire de mariage demain... Elle ne m'en a pas encore parlé donc ça va.
-Tu m'étonne : vous n'avez même pas eu le temps de vous parler !
-Tu as raison. Mais jusqu'à demain où on règnera cette histoire donne bonne impression à ma mère :
sois polie et tout et ce sera peu-être plus facile comme ça. Je vais aider Otori à amener nos valises dans les chambres d'amis. Pendant ce temps, toi, essaye de discuter un peu avec elle. Mais ne
t' aventure pas sur le terrain des sentiments et ne montre pas qu'elle te fait peur ! Évite de révéler qui tu es pour moi. Ne montre aucune faiblesse et surtout, montre un visage sans sentiments apparents même si c'est de la sympathie !
-Oui chef !
Shizuru montra un sourire forcé pendant que sa mère s'approchait.
-Shizuru-chan ! Comment vas-tu depuis deux ans qu'on ne s'est pas vues ?
-Tout va bien mère depuis le début de la semaine quand j'ai reçu votre dernier appel.
La femme fronça un sourcil, plutôt mécontente : elle ouvrit son éventail pour ne pas montrer ses sentiments.
-J'en suis donc heureuse. Tu as amené une amie ?
-Oui : je vous présente Natsuki Kuga. Elle est un plus jeune que moi mais nous sommes devenues amies à l'école Fuuka.
Sa mère fronça encore plus ses sourcils et, avec une boule dans la gorge, demanda :
-Est-ce... une Hime ?
Natsuki fut étonné qu'elle en sache autant sur les Himes. Elle avait un mauvais pressentiment : est-ce que Shizuru lui avait dit qu'elle était une Hime ? Ça expliquerait cette voix bizarre.
-Oui mère.
-Quelle était son rôle dans cette guerre ?
Shizuru eut une un moment d'hésitation puis lança un regard à Natsuki avant de dire :
-Mère, vous n'êtes pas sans savoir que toutes les Himes, ou presque sont mortes et ont ressuscitées ? Je suis sûre que vous le savez : vous avez encore dut vous renseigner... Le fait que vous demandiez si c'est une Hime le prouve : je ne vous ai jamais parlé d'Himes ou de guerre d'Himes !
Natsuki fut étonné : c'était donc ça, cette femme se renseignait sur tout pour être le plus possible au courant de ce qui l'entourait !
-Et alors ? Est-ce qu'elle a un rapport avec ta ''mort'' ?
-Oui : elle... on s'est tuées ensemble.
La vieille femme écarquilla les yeux et referma son éventail très violemment.
-C'est ELLE qui vous a tuées ou VOUS vous êtes tuées ?
Natsuki intervint :
-C'est moi qui nous ai tuées !
Shizuru et sa mère portèrent leur regard sur la fille louve. La vieille femme sourit :
-Au moins, vous reconnaissez vos torts et vos péchés !
Natsuki était stupéfaite : mais qu'est-ce qu'elle avait avec ce mot ''péché'' ? Elle le disait tout le temps ! Elle se croyait au Purgatoire ou quoi ?? Natsuki s'inclina le plus bas qu'elle pouvait.
-Je suis Natsuki Kuga, ravie de faire votre connaissance !
-Au moins, même si on vous a déjà présenté, vos n'oubliez pas les règles de rencontre. C'est un bon point.
-Mère, je vous laisse faire connaissance avec Natsuki : je vais aider Otori avec les valises.
-Bien, vas !
Shizuru fit comme elle avait dit et les deux femmes restèrent un moment sans mots.
-Natsuki, hein ? Même pas de marque de politesse derrière votre prénom ? Vous savez ce que ça signifie ?
Natsuki fit un signe de tête positif.
-Ne rien mettre est plus familier que la marque de respect ''chan'', qui est déjà très familier. Le ''chan'' peut désigné une relation personnelle ou encore beaucoup de... avec un grand lien.
-Vous connaissez votre leçon. Donc en tout, si elle ne met rien, c'est que vous êtes très proches,
faux ?
-Non.
-Qui y a-t-il entre vous ? Pourquoi vous avoir tuées ??
-Et bien...
Natsuki eut un blanc.
-Il fallait qu'on meurt pour qu'il y est une chance d'arrêter cette guerre : on se serait fait tuées de toute façon par l'un des deux camps quel qu'il soit... Si on ne serait pas mortes, cette guerre aurait continuée de façon plus... dangereuse : il fallait qu'on meurt le plus vite possible. C'était un sacrifice utile et puis... je suppose que j'avais peur : peur que la mort que l'on nous aurait donné par l'un des deux camps soit trop... violente, douloureuse. Je ne voulais pas ça : j'en ai conclue que mourir dans ces conditions étaient encore la... moins mauvaise.
La vieille femme sourit.
-Bonne réponse : si vous ne vouliez pas faire souffrir Shizuru-chan, vous devez être de bonne foie. Dernière question : vous savez très bien que dès qu'une Hime meurt, la personne qui compte le plus pour elle meurt aussi ?
-Oui, c'est exact.
-Et bien, pourquoi vous deux seulement sont mortes et pas quatre en tout ?
-Quatre ?
-Vous deux plus la personne qui vous est la plus importante. Il en manque deux dans l'énnoncé vous ne croyez pas ? A moins que vous étiez réciproquement la personne la plus importante pour l'autre ? Shizuru m'a dit pendant la guerre qu'elle aimait quelqu'un... Est-ce vous ?
Natsuki eut un moment de silence.
-Non, je crois que c'est un peu plus compliqué...
-Compliqué ?
-Oui : moi, c'était elle qui comptait le plus pour moi ; c'était ma meilleure amie. Je pense que c'est ce sentiment qui est réciproque.
-Va que ce soit elle la personne la plus importante pour vous, mais qui êtes-vous pour elle ?
-Je ne sais pas. Mais nous ne sommes pas les seules à être mortes entre meilleures amies !
Quand Natsuki dit cela, elle s'aperçut qu'à ce moment précis, elle n'avait aucun exemple en tête !
-Je vois. Mais dernière chose, pourquoi vous comme meilleure amie ? Vous me semblez... Solitaire !
-Je le suis... ou plutôt l'était : c'est elle qui m'a socialisé. Peu-être est-ce cette partie de moi qu'elle a apprécié : s'occuper de quelqu'un ?
Natsuki s'aperçut qu'elle ne savait toujours pas pourquoi Shizuru l'aimait : c'est vrai, qu'est-ce qui l'avait attiré ? Elle pensa alors que même sans le vouloir, cette femme semait la zizanie ! Un vrai serpent, il n'y a pas à dire !
-Dernière, ou plutôt avant dernière question, pourquoi l'aimez-vous comme meilleure amie ?
-Tout le monde aime Shizuru ! Je pense que je suis comme toute ces personnes...
-Bonne réponse ! Et dernière question : je convient que je ne suis pas morte avec Shizuru car avec la distance, j'ai dut ne plus vraiment être à ce moment la personne la plus importante pour elle mais... Pourquoi un membre de votre famille n'est pas mort à la place de Shizuru ? Pourquoi pas sa famille au lieu de son amie ?
Natsuki eut un malaise. Une voix répondit à sa place :
-Natsuki n'a plus de famille : elle est morte !
La vieille femme se retourna vers Shizuru et lui sourit avant de rentrer dans la demeure. Avant de suivre le même chemin, Shizuru glissa à Natsuki :
-Tu t'en ai bien sortit : bravo !
Chapitre 05 :
La maison était envahit par des ténèbres pesant : Natsuki n'arrivait pas à trouver le sommeil. Plus elle repensait à cette journée, courte mais ayant passé lentement, elle se rappelait de la cruauté de la mère de Shizuru.
-Heureusement que Shizuru n'a apparemment rien hérité du caractère de sa mère... Je n'arrive vraiment pas à dormir. Mais est-ce que Shizuru elle y arrive ? Je veux la voir...
Seul un couloir séparait leur chambres. Mais Natsuki ne voulait pas se risquer à réveiller Shizuru vu la journée qui risquait de les attendre le lendemain. Natsuki finit par distinguer dans la pénombre une lumière passant pas le bas de la porte.
-Est-ce que ce serait...
Sans plus attendre, Natsuki se leva et sortit dans le couloir : elle ne s'était pas trompée, la lumière venait bien de la chambre de Shizuru. Elle attendit puis se risqua à frapper à la porte.
-Entrer.
Natsuki ne se fit pas prié et exécuta la demande. Par rapport au reste des chambres, le lit de Shizuru n'était pas un Futon mais un lit occidental. Toute cette maison mise à part la chambre de Shizuru était on ne peux plus traditionnel : porte coulissantes, etc... Shizuru, assise dans son lit, lampe allumée en train de lire, ne fut pas étonnée de l'apparition de Natsuki.
-Natsuki ? Tu n'arrive pas à dormir ?
-Pas vraiment : cette maison me fous la trouille...
-Je dois avouer qu'elle n'a rien d'accueillante dès qu'on voit QUI y habite. Regarde, même moi qui ai vécue ici, je n'arrive pas à dormir : c'est pour ça que je m'assomme avec ce livre.
Les deux jeunes filles se mirent à rire. Natsuki s'approcha et se mit à genoux aux pieds du lit.
-Je peux t'embrasser ?
Shizuru se mit à rougir.
-Pourquoi tu me le demande ? Tu le sais : tu peux sans aucun problème !
En réalité, Shizuru ne demandait que ça ! Natsuki leva sa tête et ses lèvres atteignirent celles de Shizuru. Natsuki posa ensuite sa tête sur les genoux de l'Hime.
-Elle est folle...
-Ne pense pas à ça Natsuki, ça va rien arranger.
-Dis... tu crois... que tout va bien se passer ?
Shizuru eut un moment de silence, puis, après un bref soupir répondit en souriant :
-Non, ça c'est certain.
Natsuki sourit.
-Tu es rassurante...
-Je m'entraine.
Elles restèrent un moment comme ça. Shizuru caressait les cheveux de son Ange. Natsuki finit par se lever et s'assoir à côté de Shizuru. Elle posa délicatement sa tête sur l'épaule de la fille de Kyoto.
-Quelle sera sa réaction à ton avis ?
-Je ne sais pas : te sauter au cou peu-être.
Natsuki eut un renvoi et sa gorge devint toute sèche. Shizuru rit :
-Ne t'en fais pas : je te protègerais comme je l'ai toujours fait.
Natsuki sourit, beaucoup moins rassurée tout d'un coup.
-J'espère que malgré mes résultats, je ferais bonne impression : il n'y a pas que les résultats d'études qui comptent !
-Avoue que c'est quand même important !
-Peu-être que je suis idiote mais je sais faire la différence entre la réalité de l'imaginaire !
Shizuru la regarda avec des yeux ronds comme des billes pendant que Natsuki s'installa en face d'elle.
-Toi, tu es intelligente mais tu cherchera une explication scientifique au lieu de LOGIQUE. Exemple : quelle est la différence entre un éléphant bleu et un éléphant rose ? Tu vas voir : ton cerveau au lieu de fonctionner par logique va fonctionner par habitude de donner la réponse le plus vite possible car au final, c'est ça être intelligent : donner le plus vite possible la réponse ! Alors, quelle est la différence ?
Shizuru ne comprenait rien du tout à cette situation mais répondit à une vitesse incroyable :
-C'est la couleur la différence.
-Ah ! Tu vois !
-Quoi ?
-Tu fonctionne par vitesse et pas par logique : tout de suite, ce qui frappe, c'est la couleur ! Mais en prenant son et en fonctionnant par logique, tu trouves la réponse. C'est faux : il n'y a pas de différence entre un éléphant bleu et un éléphant rose : les deux n'existent pas.
Shizuru comprenant où était son erreur mais ne comprenant toujours pas le lien avec ce que Natsuki cherchait à démontrer. Elle finit par rire :
-Natsuki, tu es un vrai labyrinthe ! Tu n'as pas changé !
-Bref, pour les esprits trop intelligents comme toi, ce que je veux dire c'est que l'intelligence permet à répondre plus vite à une question pour l'avoir juste, tu me suis ?
-Oui, ça devient au fur et à mesure habituel de répondre vite.
-OK, et justement, après, ton cerveau réfléchit moins bien : il réfléchit tellement rapidement qu'il ne fonctionne pas logiquement par rapport à une question aussi simple qui en réalité attend une réponse bien précise !
-Et par ce message, tu essaye de me dire quoi ?
-Je sais pas... Ah ! Si : vois-tu, cette question, la première fois qu'on me l'a posé, j'ai mit du temps mais j'ai répondu juste ! Donc même si je suis pas une flèche, sur ce coup, j'ai été plus intelligente !
Shizuru se mit à rire de plus belle.
-Mais Natsuki, qu'est-ce que tu essaye de te prouver ? Je sais très bien que je fais des fautes dans lesquelles tu ne tombe pas forcément ! Tu es un labyrinthe ! Pourquoi me dire tout ça ?
Silence. Natsuki finit par répondre toute rouge :
-C'était pour avoir un sujet de conversation...
-Tu sais qu'au final, ce que tu as formulé, dans les façons dont tu as formulé, n'a absolument aucuns sens ?
-Oui... je m'en doute... en fait, pour tout te dire : j'ai perdu le fil.
Les deux amies se mirent à rire pendant que Natsuki prit les mains de Shizuru.
-Au fait, Nao m'a contacté.
-Ah ? Et que voulait-elle à ma Natsuki ?
-Eh ! Pas de marques de possessions : produit unique OK ?
-D'accord, d'accord. Mais que voulait-elle ?
-Apparemment, surtout me taquiner...
-Ah ? Et que t'as-t-elle dit ?
Natsuki détourna la tête et grommela :
-Elle m'a demandé quand est-ce qu'était notre mariage...
Les deux filles eurent un moment de silence et Shizuru entra dans le jeu que Nao avait préparé à l'avance :
-Oui d'ailleurs, c'est quand que tu m'offre ma bague de fiançaille ?
-Shizuru !
-Parce que c'est pas comme si j'attendais moi non plus !
-Shizuru !
-En plus, je suis pas difficile : je demande seulement une marque française Tiffany & Co ou Cartier.
-Quoi ?? Mais j'ai pas l'argent !
-Oh la la ! C'est vrai que c'est moi qui est le compte en banque, mince alors ! J'y avais pas pensé...
-Tu crois que c'est l'argent qui m'intéresse ?
-Ah non ?
Natsuki s'énerva un peu : elle n'aimait pas ces jeux que Nao préparait et qui, même si elle n'était pas là, devenait inévitable ou parfois gênant : c'était comme la fois où elle avait eut un dialogue de ce genre avec Shizuru.
Flash Back ;
Nao avait prit la parole en première :
-Allons, allons mes enfants, que vois-je là ? C'est-il pas mignon tout ça ? Kawai ! Shizuru, sa t^te posé sur l'épaule de Natsuki et lui tenant la main !
Shizuru s'était redressé lentement et elles semblaient déçues l'une comme l'autre.
-Ne vous inquiétez pas ; je n'en ai que pour un moment : vous pourrez continuer votre...
-C'est bon Nao !
Avait hurlé Natsuki, toute rouge.
-Allons, allons, il est vrai que, même si maintenant tout le monde le sait, vous essayer encore de cacher votre relation... Seulement pour t'énerver Natsuki, rien que pour voici cette question : je suis sûre que tu vas être en colère et gêné mais, qui joue le monsieur ?
Shizuru comme Natsuki devinrent rouge et elles détournèrent la tête l'une de l'autre. Shizuru avait décidé donc de les taquiner un peu.
-A moins que vous ne soyez pas encore arrivé à ce stade ?!? J'y crois pas ! J'interromps vraiment quelque chose d'impardonnable ! Mais ne vous inquiétez plus pour moi ! Continuez exactement où vous en étiez ! A l'exception que je veux être présente ! Allez-y ! J'adore la télé réalité !
-Nao ! De tels propos !
-Allons, allons, NA-TSU-KI ! Je te ferais peur à ce point ? Je promet que je ne publierais pas les vidéos que je prendrais !
Shizuru, aussi détendre l'atmosphère, s'était mise à participer à cette plaisanterie.
-Allons Natsuki, fessons-le ! Où est le problème ? Si besoin, elle pourra nous seconder !
Natsuki devint encore plus rouge et elle protesta :
-Shizuru ! Je... Minute, seconder de quoi ?? De quoi vous parlez depuis tout à l'heure ?
-Tu as peur Natsuki ?
-Shizuru ? Mais, peur de qu...
-Shizuru-chan, ne me dit pas qu'elle persévère à résister à cet offre de Mère Nature ?!?
-Et tu n'as encore rien vu Nao-san ! J'en suis encore au stade de la vouvoyer en public !
-Natsuki ! Comment ose-tu ?!?
-Mais ! Elle ne me vouvoie pas ! Même en...
-Et tiens-toi, Nao-san : elle me fais attendre ! Elle m'enferme dans une tour avec des promesses non-réalisées !
-Allons Shizuru, viens vers moi ! Je t'offrirais plus à commencer par un bonheur inégalable !
Shizuru s'était approché et était tombé à genoux en se aux pieds de l'ancienne maitresse de Julia. Nao s'était mise à lui caresser la tête.
-Shizuru...
-Nao...
-Shizuru ! Nao ! Arrêtez !
-Qu'en penses-tu Shizuru ? Elles nous donne des ordres alors qu'elle n'est pas capable de passer la limite !
-Qu'allons-nous faire d'elle ?
-Pourquoi ne pas lui faire gouter au plaisir que notre compagnie peut lui offrir ?
-Oh ! Nao-san, laisse-moi te seconder !
Natsuki, plus rouge qu'un bébé en pleure, avait prit Shizuru par l'épaule qu'elle redressa d'un coup sec.
-Nao ! Ne la touche plus !
-Je ne te donne pas l'autorisation de m'appeler comme ça sans marque de politesse alors que tu joues avec ces sentiments si important dans une vie !
-Mais de quoi vous parlez toutes les deux !?
Shizuru avait emprisonné Natsuki grâce à ses bras qu'elle l'avait enlacés autour de sa taille.
-Shizu... ? Mais qu'est-ce que ?
-Allons, allons Natsuki-chan, ne t'en fait pas ! Relax ! Don't you want to be with we ? We just want to teach you some... actions !
Comme par automatisme, Natsuki s'était mise à parler anglais comme Nao. Il faut le dire, Natsuki quand elle s'en donnait la peine était bonne en anglais :
-But I don't want it ! Or, not like this !
-So, you want a little ?
-I just want to be with Shizuru !
-Oh ? Together forever !
-If... I can, yes ! I want to protect her !
-So sweet !
-Don't act like this !
-Sorry, sorry, but it's the true ! Your are like a prince with your SWEET princess, Your Majesty !
-Nao ! Stop that !
-Or ? Are you angry ?
-I'm not !
-C'est bon, ton anglais est toujours aussi... intéressant ! Gute !
-Danke !
Natsuki avait semblé très gênée. Shizuru l'avait bloqué et Nao s'approchait. La fille araignée avait fait semblant de vouloir l'embrasser, mais avant que leurs lèvres ne se rencontrèrent, Nao avait décidé de s'arrêter à quelque centimètres de la bouche de la fille louve : la âitresse de Julia s'était redressé et dit d'un air déçue à Shizuru :
-En toute théories, là, maintenant, tu es censée Shizuru te mettre en colère et être tellement jalouse que tu me fais sortir de façon brutale et violente pour ensuite retourner dans les bras de Natsuki que tu réconforte amoureusement !
L'une comme l'autre était devenue plus rouge que... qu'une tomate !
-Bon, je plaisante !
Fin du Flash Back.
Rien que de repenser à ça mettait Natsuki très mal à l'aise : Nao et ses délires dans lesquels Shizuru finissait toujours par participer ! Natsuki détrouna la tête, presque fexé.
-Je t'aime pas pour ton argent : tu me connais, j'en ai rien à foutre... Mais dit... pourquoi est-ce que tu participe toujours aux plaisanteries de Nao ?
Shizuru sourit.
-Et bien, ça détend toujours l'atmosphère et puis...
Shizuru devint rouge.
-Dit, est-ce que... si tu... ou moi, l'une de nous quoi, était un homme... Tu voudrais bien te marier avec moi ?
Natsuki sourit pendant que Shizuru devenait de plus en plus gênée.
-C'est une demande en mariage ? Tu sais... ça me gênerais pas perso d'être ''liée'' à toi par le mariage. Mais pas besoin que l'une de nous soit un mec : tu sais, y'a des pays qui autorisent le mariage homosexuel.
Shizuru devint, si c'était possible, encore plus rouge.
-Oui... je sais... par exemple l'...
-L'Espagne, un état, je ne sais plus lequel des État-Unis, à si, je me souviens, c'est Massachusetts, la Hollande et quelques autres.
-T'en connais un rayon dis-moi !
-A ton avis, pourquoi j'écoute cet affreux cours de géographie ?
-Comment ça ?
Natsuki parut gênée.
-Tu sais... c'est pas la première fois que je pense à cette hypothèse de mariage...
Shizuru fut étonnée.
-Ça fait bizarre de t'entendre parler mariage tu sais ?
-A ce point ? Tu sais... c'est un rêve d'enfant... toutes personnes rêve au moins une fois de... mariage... d'enfant. Je m'était dit que... je pourrais un jour t'offrir l'un des deux.
Toutes le deux devinrent rouge.
-Natsuki...
Shizuru s'approcha doucement de son Hime. Elle savait que malgré l'impression qu'elle pouvait faire paraître, Natsuki était très attentionnée.
-Je...
-Mm ? Shizuru ?
-Préfèrerais à tout prendre la Hollande.
Natsuki sourit.
-C'est exactement ce que j'ai pensé la première fois.
Natsuki enlaça Shizuru de ses bras et l'allongea délicatement sur le lit : Shizuru se laissa faire et suivit le mouvement. Natsuki s'allongea à son tour à côté d'elle. Cette soirée avait été... très spéciale ! Mais agréable ! Le remède pour faire d'un moment dans un horrible endroit des instants de bonheur paraissait évident. Natsuki et Shizuru s'endormirent l'une dans les bras de l'autre.
Chapitre 06 :
Quand Natsuki ouvrit les yeux, la pièce était entièrement illuminée par les rayons aveuglants du soleil, déjà bien haut dans le ciel. Malgré la longue nuit qui venait de s'écouler, Natsuki se sentait fatigué et faible, tellement les évènements de la veille l'avait épuisé. Elle porta son regard sur Shizuru qui dormait paisiblement blottit contre son Hime. Natsuki resserra un peu son entrain autour de la taille de son aimée. Elle ne put s'empêcher de sourire quand Shizuru chuchota alors, encore endormie :
-Natsuki..... love you....
Natsuki fut étonnée que Shizuru parle en anglais dans son sommeil, mais bon, elle trouvait ça chou. Les yeux de la Solitaire se tournèrent ensuite vers le réveil de la table de nuit qui indiquait 10 h du matin. Natsuki pensa qu'elles avaient plutôt bien dormit. Elle se baissa un peu et murmura à l'oreille de Shizuru :
-Il faut que tu te lève Shizuru...
Mais celle-ci ne bougea pas, toujours aussi endormit. Natsuki essaya une autre méthode :
-Ton université à côté de Fuuka a prit feu ! Ils sont en train de tous mourir !
Toujours aucunes réactions. Natsuki soupira puis essaya une dernière fois :
-Shizuru, je suis en train de me faire abordée par un gars qui vient de m'embrasser de force !
En un éclair, comme si Shizuru était posé par une force inconnue, se redressa d'un coup, des cernes sous les yeux et par réflexe faillit blesser violemment la gorge de Natsuki du bout de ses ongles par un geste vif qu'elle stoppa à temps.
-Natsuki ?
Shizuru se leva et sortit du lit, reprenant peu à peu ses esprits, légèrement troublée.
-J'ai eu peur... il t'es rien arrivé ?
-Mais non enfin : seulement je n'arrivais pas à te réveiller...
-Ah, ce n'est que ça ?
Shizuru se replaça sur le lit contre le cœur de son aimée avant de remettre les draps en place sur leurs corps. Natsuki caressa doucement la tête de sa compagne.
-Désolée...
-Ne me fais plus jamais peur comme ça dès le matin !
-Bien, mais il fallait que tu te lève : il est 10 h passé... J'ai pensé que venir en retard devant ta mère n'était peu-être pas la meilleure des idées.
Il y eu instant de silence... de malaise plutôt.
-Shizuru ?
-Ce n'est rien : mais tu n'avais pas à te donner cette peine, ma mère doit voir... quelqu'un ce matin. C'est Otori qui me l'a dit hier pendant qu'on déposait les valises.
-Qui ?
Shizuru semblait très, très mal à l'aise. Natsuki sentit que ce n'était pas la question et/ou le sujet à aborder dès le levé.
-Si tu ne veux pas en parler ça ne me dé...
-Il faut que tu sache que ma mère a été très longtemps... durant mon enfance... classée par les médecins comme... instable mentalement.
-Elle a des problèmes ?
-Des tics je dirais plutôt... En fait, pour tout te dire, pendant mon enfance, elle a été déclarée comme dangereuse. Elle aurait, voudrait sembler, piquer une crise de démence quand papa est partit de la maison et nous a laissé quand j'étais en bas âge. Et...
Shizuru s'interrompit mais le regard remplit de soutiens de Natsuki l'incitait à continuer son récit.
-Enfin... il semblerait qu'elle est effectué des... passages de plus ou moins longues durées chez... dans un hôpital psychiatrique.
Le sang de Natsuki se glaça.
-Enfin bref, aujourd'hui, ce matin, jusqu'à 13 h elle est en rendez-vous avec un docteur.
-Je vois.
Shizuru regarda étonnée Natsuki qui lui adressait un sourire des plus adorable et chaleureux.
-Tu n'as pas... enfin, ça ne te dégoute pas ? Ça ne te fais pas peur de passer un moment dans un endroit comme celui-ci avec une personne... comme ma mère ?
-Non, et même au contraire, je suis heureuse d'être venue : tu sais, des moments comme ceux-là où... tu te confis à moi, où j'apprends à te connaître un peu plus, à en savoir plus et à t'aider à avancer nous réunissant encore plus... Tu sais, tout ça... je doute que ça se soit passé comme ça sans venir ici : il faut du temps même en couple pour se connaître de plus en plus et pour connaître un peu plus de l'autre par son passé ou sa famille. Enfin, je veux dire qu'en très peu de temps, j'en ai apprit pas mal sur toi et... ça me fais plaisir : je doute qu'en restant dans notre appart j'en aurais appris autant en si peu de temps. Je t'aime Shizuru.
Shizuru sourit : elle ressentait exactement la même chose sauf que c'était le contraire : que la personne que l'on aime en apprenne plus tout en vous soutenant, c'était une sensation agréable que Shizuru avait ressentit peu de fois.
-Moi aussi je t'aime Natsuki.
Chapitre 07 :
Elles s'étaient préparées et avaient mangé leur déjeuner. Maintenant, assissent sur un des nombreux bancs de l'immense jardin de la propriété, Natsuki, la tête posé sur l'épaule de Shizuru qui lui tenait la main, écoutait la lecture du roman que la fille de Kyoto tenait, lui offrant de petits regards de temps à autres.
-... et comme figé par la sureté, je me demanda alors où était l'impureté dans un Amour dit condamné. Mon regard se tenait fixé et mon souffle coupé. Un vers en prose aurait été aussi peu utile qu'une rose. Ma chère et tendre me rappelait chaque jours que cette arme destructrice, violente au supplice que l'on appelait l'amour menait aussi bien au bonheur qu'au chagrin. Qui a le droit de juger d'un sentiment si aisé et si blessant à la fois ? Où tourner la tête quand on voit celle que l'on aime avec quelqu'un d'autre que soit ? Même les rayons de la Lune me feront regretter à jamais de ne pas avoir été digne de toi... Mais en quoi ? Où ai-je raté mon œuvre ? Où t'ai-je fait de la peine ? Où est cette blessure morte dans l'assure ? Loin du cœur loin des pensées, ne laissez pas échapper ce destin si désiré. Je regarde, je chercher mais je ne trouve pas : quelle est la plus belle preuve d'amour qu'un désire non réalisé pour son aimée ? En quoi un amour différent des autres ne serait pas plus beau ? Pourquoi ne pourrions-nous pas aller au Purgatoire à cause de notre faute d'oser aimer ? Des flèches de Cupidon au lieu de devenir passion sont devenues destruction. Pourquoi taire ces mots dont Roméo a eut droit un jour ? J'ai beau regarder en arrière, je ne vois que bonheur et souffrance : même les choses que j'ai regretté de faire un jour sont restées dans mon esprit une sensation agréable. J'ai beau essayé d'oublier, je ne peux plus avancer. J'ai malgré cela été heureuse d'autant souffrir si c'est pour t'avoir rencontré. Chaque secondes sont devenues poussières mais au final... n'est-ce pas plus mal ? Du moment que ton sourire soit gravé à tout jamais le reste de ta vie, du moment que ton bonheur soit mon malheur, je veux endurer tout cela ! A ma chère Nathalie, toi qui est la première chose dont je pense chaque jours, et la seule dont je rêve chaque nuits, la personne qui m'aime pour ce que je suis vraiment, la seule que j'ai attendue toute ma vie, merci de m'avoir montré qu'il y avait encore du bon dans ce monde, pour m'aimer malgré toutes mes fautes, j'aime tout en toi et veux tout, Nathalie, veux-tu être ma Valentine* ?''
Il y eu un petit moment de silence puis Natsuki ouvrit ses yeux qu'elle avait fermés pour profiter du moment.
-C'est fini...
-Oui. N'est-ce pas romantique ?
-Mm... si. Très même. Je ne pourrais jamais t'en faire des comme ça, des déclarations.
-Tu penses ?
-Pas toi ?
Shizuru sourit puis reposa de sa main la tête de Natsuki sur son épaule avant de l'embrasser délicatement sur le front.
-Baka.
-Pourquoi tu me dit ça ? Méchante !
Shizuru lui adressa un sourire taquin puis se leva.
-Je vais voir Otori pour savoir où en est le rendez-vous de ma mère.
Shizuru s'avança mais avant de rentrer dans la maison par la porte coulissante, Natsuki attrapa le bras de sa bien-aimée.
-Attends !
Shizuru fut étonnée. Natsuki se plaça contre Shizuru, elle-même appuyé contre le mur, légèrement courbé pour être à la hauteur de Natsuki. Laquelle Natsuki se rapprocha un peu plus de son Hime si cela était possible. Les bras de Shizuru enlacèrent la taille de Natsuki pendant que son Ange Noir avait déposé ses mains sur le cou de la fille de Kyoto, lui caressant du pouce la joue. Natsuki hésita un instant mais le regard de Shizuru lui suppliait de continuer. Natsuki approcha ses lèvres même si elle s'arrêta à quelques centimètres de celles de Shizuru. Ce fut la fille de Kyoto qui mit fin à la courte distance qui séparait leur visages. Elles s'embrassèrent sans honte, même si il y avait des jardinières de la maison qui les voyaient. Natsuki, à contre cœur sépara leurs lèvres, et murmura :
-Reviens vite.
Shizuru sourit et pour faire durer ce moment très romantique et agréable décida de la taquiner.
-Comme c'est mignon, la Solitaire veut me voir vite ? Et si je ne reviens jamais ?
-Et bien...
Natsuki rougit.
-Je viendrais te chercher.
-Oh... Et si tu ne me trouve pas ?
-Parles pas de malheurs, déjà que je suis toujours inquiète pour toi !
Shizuru fut étonnée de cette déclaration.
-Même quand e suis à tes côtés ?
-Évidemment ! Je ne pourrais jamais arrêter de m'inquiéter pour toi ! Quelle question j'te jure !
Shizuru laissa échapper un petit rire.
-So sweet !
Natsuki rougit un peu.
-Bon, et, dernière question...
Natsuki vit le regard de Shizuru devenir sérieux.
-Et si je mourais ? Là, maintenant, tout de suite, dans tes bras ou pas...
Natsuki se raidit et donna une petite tape non violente, amical avant de dire sur un ton un peu agacé.
-Ça me paraît logique, je viens te rejoindre, je me tue, je meurs quoi...
Shizuru sourit : elle n'en attendait pas moins de sa petite amie.
-J'y vais.
-OK.
Natsuki se posa et Shizuru, après avoir caressé la joue de son aimée partit rejoindre Otori. Quand elle ouvrit la porte coulissante, Natsuki entendit la voix d'Otori et de la mère de Shizuru. Natsuki soupira en pensant que son rendez-vous était déjà finit. Elle s'éloigna un peu dans le jardin, regardant les plantes qui étaient offertes à ses yeux. Elle sentait bien que les jardinières la regardaient d'un coin de l'œil plutôt négatif à cause de la scène dont elles ont assistées. Mais Natsuki s'en moquaient. Elles avaient le droit de prendre du bon temps ensemble après tout. Mais ce ne fut peu-être pas aussi simple, à peine avait-elle quitté Shizuru qu'un cri aiguë s'échappa de la pièce où son aimée était entré ! C'était son cri ! C'était ce cri ! Natsuki sans se poser de question se précipita vers la porte.
-Shizuru !!!!
*Valentine : on dit à quelqu'un : ''Veux-tu être ma Valentine ?'' principalement le jour de la Saint Valentin, synonyme de ''Veux-tu être ma partenaire ?''. Évidemment, dès qu'on le dit à quelqu'un, c'est pour lui demander d'être aux côtés de l'autre pour le reste de leur vies. Cette forme de déclaration est peu connue mais reste utilisé pour les jours de la Saint Valentin où on se déclare. Expression donc peu courante.
Chapitre 08 :
Comme à son habitude, Natsuki entra dans la pièce non bruyamment. Elle était paniqué : elle connaissait ce cri. Ce cri qu'elle avait tant redouter d'entendre. Elle fut encore plus pétrifié que quand elle avait justement entendu ce cri : Shizuru, au milieu de la pièce, sonnée, un filer de sang s'échappant de sa lèvre, tournée vers la porte comme si elle avait tenté de fuir cette pièce. Otori était par terre contre un mur, paralysé, comme si on l'avait poussé violemment par terre et la mère de Shizuru, son éventail masquant son sourire sadique et satisfait. Natsuki se précipita au chevet de Shizuru et, en s'approchant, Natsuki vit l'élément qu'elle ne pouvait apercevoir si elle ne s'était pas approché : un vase en mille morceaux dont la plupart d'entre eux étaient répartit sur le corps de Shizuru. Natsuki se prit de panique et retira doucement les morceaux de verres. Quand elle eut enlevé les morceaux, elle put maintenant voir la plaie : on avait dut lui lancer dans le dos le vase, se brisant contre celui-ci. Natsuki avait les larmes aux yeux. Dans ce genre de cas, voir si la victime est encore consciente !
-Shizuru ? Shizuru ?? Shizuru ?! Shizuru !!
Rien n'y fessait, ses yeux restaient fermés. Natsuki était détruite et sans s'en rendre compte, elle se mit à pleurer pendant qu'elle disait à Shizuru, comme si celle-ci était réveillée :
-Ne t'inquiète pas, je vais appeler les urgences et...
A peine avait-elle sortit son portable que la mère de Shizuru, en lançant son éventail aux bouts de bois coupant contre l'appareil le fessant se détruire contre le sol.
-Vous êtes folle ?? Elle a besoin de soins au plus vite !
La femme sourit.
-Il faut qu'elle expie ses péchés. Elle doit se faire pardonner donc on ne doit pas l'aider. Si elle se réveil, alors elle aurait droit à mon pardon, mais avant cela, elle devra se débrouiller seule !
Natsuki, complètement détruite se leva d'un coup sec prenant la vieille femme et la secoua violemment.
-C'est vous hein ?? Comment avez-vous put ?? Bordel ! C'est votre fille !! Comment osez-vous !
-Justement !
Une leurre bizarre apparut dans les yeux de la femme.
-C'est ma fille ! Ma CHOSE ! J'en fais ce que je veux !
Natsuki se rendait petit à petit compte que la femme vivait dans un monde où elle aurait toutes les excuses et que ça ne servait à rien de persister : elle était complètement dingue ! Natsuki se tourna alors vers Otori, complètement paniqué. Natsuki lâcha la femme et alla vers le pauvre serviteur, tremblant et ne quittant pas des yeux la maitresse du domaine.
-Et vous ? Vous n'avez rien ? Elle vous a rien fait ?
-Elle... elle l'a tuée ?
-Non !
Natsuki n'était pas bête, elle avait vérifié la tension irrégulière de Shizuru.
-Si ! Si ! Assassin ! Assassin ! Assassin !
Natsuki perdait son temps : l'homme était complètement traumatisé et il ne pouvait écouter les voix de l'extérieur. Tant mieux d'un côté, Natsuki ne pouvait pas s'occuper de tout le monde : elle se précipita de nouveau au chevet de son aimée. Elle vit que le sang continuait de couler.
-Merde !
Elle alla vers Otori et en fouillant dans les poches du Buttler trouva le portable de celui-ci. Elle alla de nouveau vers Shizuru tout en appelant les urgences.
-Merde !! Le réseau passe pas !!
-Voyez ; ce n'est pas que mon souhait mais aussi celui du...
Natsuki la coupa en lui lançant à la figure le portable de Otori.
-J'ai pas demandé de tarée à l'accueil !
Natsuki vit que le sang coula toujours et de plus en plus.
-Merde, ça va se finir en hémorragie ! Otori, ce vase était comment ?
Le serviteur essaya de rassembler ses esprits pendant qu'il se trainait vers Natsuki.
-C'était le plus gros et le plus lourd vase qui avait une particularité : il était en verre !
Natsuki se pétrifia.
-Otori, allez chercher tout les livres de médecines que vous trouverez et rejoignez-moi dans la salle de bain de la chambre de Shizuru.
-Bi... oui !
Otori se leva et courut pour y aller, même si il faillit tomber plusieurs fois.
-Que comptez-vous faire ??
-Oh toi la tarée, j'tai pas sonnée !
Natsuki devenait vulgaire mais ce qu'elle disait était faible par rapport à sa pensée. Elle mit Shizuru délicatement sur le côté et lui enleva son haut pour voir la taille des dégâts. Les plaies étaient nombreuses et plus ou moins profondes.
-Comment osez-vous...
Natsuki se retourna en se demandant ce qui allait encore se passer. Elle eut raison de se méfier car à peine elle avait fini son geste de tête que le femme lui fila un coup de pied dans le dos.
-AAAHHH !
Natsuki faillit s'étaler sur Shizuru, mais elle se retint, elle combattait la douleur : elle n'avait retiré que des morceaux gros et visible, amis si elle tomberait sur Shizuru, il était probable que malencontreusement, elle en enfonce d'autres dans les plaies. La femme avait les larmes aux yeux.
-Comment ose-tu violer l'intimité de Shizuru ?!? Comment ose-tu voir... ne serait-ce que son dos !
-Eh, la malade, c'est pas pour ça que je lui ai retiré son haut !
-Mais peu importe ! Comment toi, ose-tu voir des parties de ma fille dont même moi je n'ai pas le privilège de voir ?!?
-Eh, tu l'aime ou quoi ? C'est de ta faute si je fais ça alors aucuns commentaires !
-Alors c'est toi ?
-De quoi ?
-C'est toi la FAUTE ? L'IMPURETE ? CELLE qui a dévié Shizuru du droit chemin ?
-De quoi tu parle ?
-Elle ne t'aime pas ! Elle a aimé que les hommes !
-C'est pas à toi d'en décider !
-Tu lui a tourné la tête et dévié ses sentiments ! Tu as fait en sorte qu'elle veille connaître cette expérience !
-De quoi tu parle ? Shizuru n'aime pas mon corps mais moi ! De quelle expérience tu parle ?!?
-Alors c'est bien toi ?!? Je te préviens, toi et ton amour sensuel ne me volerez pas Shizuru !
S'en était trop :
-Mon amour quoi ??
Natsuki avait les larmes aux yeux.
-C'est pas son corps qui... je me fiche de... Tu crois que je l'aime... d'un amour sensuel ??
Natsuki se leva et gifla tellement violemment la femme qu'elle s'étala par terre. Et pourtant, cette frapper n'était pas aussi forte que les sentiments de Natsuki. Laquelle Natsuki prit dans ses bras Shizuru sans appuyer sur ses blessures et sortit de la pièce pour se diriger vers la salle de bain. Elle entendit dans son dos :
-Va au Diable ! Tu n'aura jamais Shizuru !
Chapitre 09 :
Natsuki eut beaucoup de mal à amener Shizuru dans la salle de bain. Elle la posa délicatement sur le sol et s'essuya ses larmes. Otori arriva peu de temps après avec plusieurs de médecins sous la bras et une trousse de premier secours. Natsuki releva ses manches et sous la lecture orale de Otori appliqua soigneusement chaque étapes de désinfections.
-... ensuite, retirer avec cet instrument indiqué quelques lignes auparavant, les restent des bouts de verres.
Natsuki avala sa salive avec beaucoup de mal : elle commençait à tourner de l'œil, elle était sensible et maintenant, elle avait du sang sur ses mains, ses habits, le sol de la salle de bain, les murs, et même quelques gouttes se trouvaient à présent sur les pages du livre de Otori. Natsuki se sentait mal et avait envie de vomir. Tout ce sang la dégoutait et elle voyait flou.
-Kuga-san ? Dépêchez-vous !
Natsuki prit son mal en patience et retira les derniers morceaux de verres en se persuadant que tout était bientôt fini. Mais en retirant un des bout de verres plutôt enfoncé, son visage se fit éclaboussé d'un sang rouge bordeaux. Natsuki tomba à la renverse et prit beaucoup sur elle pour se retenir de crier. Elle vit alors du sang sur son jean, ses mains, ses pieds où une sorte de petite marre s'était formé. Natsuki passa des petits cris : elle se croyait dans ses cauchemars où le corps mort et le regard inerte de Shizuru est tourné vers elle, une marre de sang partant du corps coulant jus'quà ses pieds. Natsuki se releva et retomba bouleversé par terre.
-Kuga !!!
Natsuki tourna son visage vers Otori pour le découvrir flou, lui aussi. Tout le décor, tout sauf le corps de Shizuru et les taches de sang étaient flou. Natsuki tourna son regard vers le petit couteau qui lui servait à ouvrir un peu plus les plaies pour extraire les morceaux de verres. Elle le prit discrètement et sans que Otori le voit, Natsuki se le planta dans le bras. Elle retint son cri et en revenant grâce à cette douleur à la réalité, elle ne voyait plus flou.
-Il faut désinfecter les plaies maintenant : le pire est passé.
Natsuki se sentait très, très mal mais ne laissa rien paraître.
-Faites-moi un plaisir Otori...
-Lequel est-il ?
-Ne faites entrer personne ici : je vais la nettoyer...
Otori baissa la tête et s'éclipsa. Natsuki en profita pour se passer de l'eau sur le visage se qui lui donna encore plus envie de vomir. Elle prit une serviette mouillé d'eau et de savon et commença à désinfecter. Elle sentit le corps de Shizuru bouger faiblement et quand la serviette effleura une partie un peu plus profonde, Shizuru hurla de douleur. Elle s'était réveillé d'une façon... désagréable et inhabituelle. Shizuru tourna difficilement la tête pour voir la personne qui était dans la pièce et n'en vit au final qu'une.
-Natsu... ki ?
Natsuki sentit que si elle dirait un mot, soit elle vomissait vu le spectacle auquel elle avait assisté, soit elle fondait en larmes face aux insultes de la folle qui hantait ces lieux. Natsuki ne répondit donc que par un sourire.
-Natsu... mais que... ma mè...
Elle ne put dire un autre mot qu'elle retint un cri de douleur : tout, son dos, sa colonne vertébrale, ses omoplates, ses côtes... tout la fessait souffrir. Natsuki ne put que se pencher et embrasser le front de Shizuru. Son regard était abattue, triste, offensé, inquiet et traumatisé.
-Natsuki... dit quel...que chose...
Natsuki eut une sueur froide.
-S'il... t... plait...
Natsuki prit son courage à deux mains et dit d'une voix méconnaissable :
-Je... t'aime.
Shizuru eut l'air étonnée. Natsuki déposa sa main sur la joue de l'Hime qui tremblait un peu. Natsuki voulut donc la soutenir :
-Quel... soulagement. Tout va bien maintenant : je suis là.
Natsuki finit son labeur et essuya le dos de la fille de Kyoto.
-Reste ici, je vais te chercher un autre haut.
Natsuki sortit de la pièce et en profita pour faire un tour dans la pièce, peu éloigné qui était les toilettes. Elle avait toujours cette sensation désagréable de sang sur les mains mais surtout de vomit. Mais elle n'y arrivait pas. Elle regarda autour d'elle, puis sa main, puis la porte où était Shizuru.
-Désolée, je sais que tu vas me dire que c'est pas bien... mais... ne t'inquiète pas.
Shizuru attendue longtemps. Elle se redressa et s'assit. Natsuki entra de nouveau dans la pièce avec un haut méconnaissable de la part de Shizuru.
-Je n'ai rien trouvé à toi donc je te prête ce t-shirt à moi...
Elles se forcèrent à sourire l'une à l'autre. Shizuru fixa la pièce dans laquelle elles se trouvaient. Il y avait du sang partout, même sur les vêtements de Natsuki.
-C'est... mon sang ?
Natsuki fut prise au dépourvut puis soupira.
-Oui, oui c'est le tien...
Shizuru, difficilement et non sans douleurs se prit la tête dans ses mains, les larmes aux yeux.
-C'est tellement agréable de voir un autre sang sur soit que celui d'innocents !
Natsuki voyait très bien de quoi son Hime parlait. Elle savait très bien que même si tout le monde avait ressuscité, Shizuru gardait un souvenir et des cauchemars de ses meurtres passés. Natsuki lâcha le t-shirt et se précipita vers Shizuru qu'elle prit et serra contre elle.
-Tu n'as rien fait ! Ils sont en vie ! Pardonne-toi je t'en supplie ! Je t'ai pardonné et je m'en fiche de ce que tu as fait ! Je t'en supplie ! Oublie tout ça, ne serait-ce qu'aujourd'hui !
Shizuru regarda les yeux émeraudes de Natsuki pour y lire beaucoup de tristesse. Shizuru posa délicatement sa main sur ce visage torturé.
-Que s'était-il passé Natsuki ?
-Rien...
-Ne me mens pas !
-Mais je...
-Et tu vas bien sûr me dire que cette immense tache de sang est le mien !
Natsuki eut un renvoi : elle avait oublié la blessure qu'elle s'était faite volontairement.
-Non... je ne te le dirais pas...
-Pourquoi t'avoir fait ça enfin ??
Sans même le vouloir, Natsuki fondu en larmes :
-Je n'en peux plus ! Tout ce sang ! Toutes ces insultes ! Tout ces mensonges ! Tout ces rires mesquins ! Il fallait... que je sois concentré !
-En te blessant ??
-Tu sais très bien que j'ai horreur du sang ! C'est moi qui t'es soigné !
Shizuru semblait pétrifié : elle ne s'attendait pas à ce que ça soit NATSUKI qui la soigne : elle était très sensible.
-Tu as dit.. toutes ces insultes ?
Natsuki se paralysa pensant que Shizuru prit tant bien que mal la Solitaire dans ses bras. Elle fondu encore plus en larmes :
-Elle pense que c'est un amour un sens unique ! Qu'il est sensuel ! Que tout n'est que mensonges !
Shizuru se figea. Comment sa propre mère avait-elle put dire ça ?? Entre ses dents serrés, Shizuru laissa échapper :
-Elle me le payera !
Chapitre 10 :
Natsuki était roulé en boule sur le lit. Shizuru vint s'allonger à couté d'elle dès qu'elle eut fini de nettoyer la salle de bain : plus une goutte de sang ne se trouvait dans la maison, sauf sur les vêtements de la Solitaire. Shizuru prit sa belle par la taille, bien que celle-ci soit dos à elle.
-Merci.
-Je te devais bien ça... Otori... était terrifié : sa voix tremblait quand il lisait et je n'avais pas confiance aux autres... j'ai dut te soigner... C'est tout.
Shizuru caressa doucement la tête de Natsuki. Elle sentait la louve trembler.
-Ne lui en veut pas trop... Elle a toujours été comme ça.
-Pourquoi essayais-tu de fuir la pièce ?
-Tu as réussit à te retracer la scène dans ses moindres détails à ce que je vois...
-Toujours un changement de conversation ? Ne me le dit pas si tu ne veux pas... Mais n'espère pas que je le lui pardonne facilement !
Natsuki se tourna face à Shizuru. La fille de Kyoto lisait en elle comme dans un livre ouvert : l'orpheline avait peur et était en colère ce qui expliquait pourquoi elle tremblait.
-Tu as eu peur et ça se comprends... mais réfléchit deux secondes Natsuki : je savais de quoi elle était capable et je savais quelles seraient tes réactions. Alors à ton avis, pourquoi ai-je accepté que tu vienne ?
-Tu avais confiance en moi ?
-Oui, mais confiance en quoi ?
-...
-En ton sang-froid ! Je sais que tu peux surmonter tout cela ! Fais-tu accepter par ma mère comme tout le monde t'as accepté ! Si tu t'énerve et montre évidemment ton côté négatif de ta personnalité, tu ne te fera pas intégrer dans la famille.
Natsuki se sentait très mal.
-Il faut que je lui parle !
-Pourquoi ?
-Pour mettre les choses au point : je ne m'énerverais pas, promis !
A ce moment, Otori entra.
-Shizuru-sama, comment allez-vous ?
-Mieux. J'ai ouïe dire que vous m'auriez aidé ? Merci.
Natsuki se leva après avoir caressé la joue de Shizuru et laissa les deux amis parler en paix pendant qu'elle irait voir la maitresse des lieux. Celle-ci était dans la jardin, son éventail devant la bouche, elle cachait un sourire sournois.
-Les fleurs te plaises-t-elles ?
-J'aime les fleurs.
-Vraiment ?
-Oui : celle que Shizuru plante.
-Oh... Elle en plante pour toi ?
-Oui, comme le Lys.
-Ah bon ? Il paraît que chaque fleur à une signification ?
-Oui.
-En connais-tu quelques unes ?
-Oui : le Lys signifie ''je te défis de m'aimer''.
La femme perdit son sourire et se mit face à Natsuki après s'être levé. La nuit commençait à tomber donnant comme seul éclairage les rayons de Lune.
-Tu es... calme.
Natsuki la regarda étonnée avant de reprendre ancien regard.
-Tiens : c'est ce regard que je ne peux expliquer ! Il m'énerve.
-Et en quoi Madame ?
La vieille femme considéra longuement Natsuki.
-Ce n'est pas de la haine... pas de la colère... et pas de la peur ? Vu comment tu te comportais peu de temps avant, c'est impossible qu'un humain possède ce regard ! Aucun sentiments positif ou négatif ? Ce n'est pas humain !
La jeune fille sourit et dit d'un ton semblable à son regard :
-Mais après tout, je ne suis pas humaine : je suis une faute. Un... péché ?
La maitresse des lieux se sentit mal à l'aise.
-Qu'attends-tu d'elle ?
-Rien : je ne veux rien sauf être à ses côtés. C'est de vous que j'attends quelque chose...
-Jamais je ne t'accepterais dans la famille ! Même si tes sentiments sont fondés !
-Non seulement ils sont fondés mais sincères.
-Il n'empêche ! Tu n'aura rien d'elle ou de sa fortune ! Ou même de son héritage !
-Je n'attends rien de tout cela : je vous l'ai dit, c'est de vous que j'attends quelque chose.
-Je ne t'accepterais p...
-Vous l'avez déjà dit. Je n'attends qu'une chose.
-Laquelle est-ce ?
-Que vous ne me considérez pas comme un péché mais comme la personne qui peut rendre heureuse votre fille.
-C'est tout ce que tu attends de moi ?
-Oui : ne serait-ce qu'être au moins humain à vos yeux.
La femme éclata de rire.
-Bien ! Meurs et j'accepterais que tu es été un jour... un humain !
Natsuki sourit.
-Ne vous imaginez pas que j'ai besoin de ça pour vivre : je n'irais pas jusqu'à me tuer pour obtenir cette faveur.
La femme se crispa.
-Fessons un pari d'acc...
-J'en veux pas ! Je ne tomberais pas dans votre petit jeu.
Natsuki se calma comme elle le put pendant que la Lune devenait sa seule lumière d'espoir. Après avoir prit une profonde inspiration, Natsuki se risqua :
-La lune est belle, non ?
-Tu aime la lune ??
-Elle est sujet de fascination.
-Et de tentation !
-Shizuru est comme cette Lune... parfaite... et recouverte de cicatrices !
-Shizuru n'a pas de...
-Son cœur en est rempli !
-...
-A l'exception qu'elle peut encore les cacher...
-Et grâce à quoi ?
-A l'entendre, grâce à moi.
Natsuki ramassa une fleur de cerisier qui était tombée. Elle la prit des ses mains et en la fixant continua :
-Shizuru et forte... mais être seule est sa faiblesse. Toutes ces cicatrices... la Lune les a eut parce que des météorites et autres l'ont rejoint.. mais trop violemment. C'est pareil pour Shizuru : la rejoindre par force et violemment la rend triste. Elle avait besoin d'aller vers les autres par elle-même. Peut-être est-ce de là que ses sentiments sont nés ? Je ne suis pas venue à elle, c'est elle qui s'est rapproché de moi.
-Shizuru est parfaite... mais ça ne lui permet pas de commettre un péché comme celui-ci !
-Où est le péché ? Ai-je le droit de vous agresser et de vous battre sous prétexte que vous avez commis un péché alors que je n'ai aucun droit de prétendre pouvoir en juger. Ni même de les ''expier'' par des...
-Vous n'avez pas mon rang !
-En quoi ? Certes je ne suis pas riche, mais ni vous ni moi n'avons le droit de prétendre pouvoir expier les péchés des autres, surtout quand il n'y a pas de ''péchés'' commis !
Les deux femmes eurent un moment de silence. La vieille femme se leva, commença de partir et en arrivant à la hauteur de Natsuki, lui murmura :
-Je peux me permettre de pardonner... mais que quand les péchés seront effacés !
Elle partit alors que Natsuki exprimait un soupir. Elle resta quelques temps comme ça, debout, dans le jardin, une fleur entre les mains. Elle finit par partir vers le côté opposé de la maison par lequel elle est entrée dans le jardin. Devant elle se trouvait une porte ouverte donnant sur une immense bibliothèque.
''Je ne l'avait pas remarqué la dernière fois...'' pensa Natsuki.
Elle entra et regard quelque dos de livre. Elle en trouva de différentes époques et de différentes tailles. Mais son regard s'arrêta sur un qui n'avait ni titre, ni date. Il semblait vieux et beaucoup utilisé. Natsuki le prit et tomba sur une page au hasard. Elle s'assit et entreprit la lecture. Elle fut très étonné à constater que le livre était écrit en anglais. Elle le traduit comme elle le put. L'écriture lui était familière et inconnue en même temps.
''Heureusement que Shizuru n'a pas cette écriture !''
Natsuki après quelques traductions attaqua sa lecture à voix haute.
-L'été est bien triste cette année. Mon cœur mélancolique m'incite à avancer pendant que les ténèbres s'emparent petit à petit de mes pieds. Je me sens noyée. Aujourd'hui encore, je n'ai existé à ses yeux qu'entant qu'amie. Mais je ne peux lui en vouloir, car malgré ce que je ressens, j'existe un peu dans son âme. Je peux voir chaque jour ta beauté augmenter et éclairer mon âme. Gomene... je ne suis pas comme il faut pour être... ta moitié.
Natsuki lut vaguement d'autre passages du lire, plus triste les uns que les autres. Toutes ces sensations étaient toutes plongées dans la mélancolie. Elle interrompit sa lecture et, écarquillant les yeux, se demanda si elle n'avait pas raté sa traduction.
-Otori... s'est aujourd'hui... déclaré... à moi ???
Natsuki ferma le livre violemment et réfléchit. Shizuru lui avait dit que Otori était l'un des seuls domestiques à avoir été admit ici dès son plus bas âge et éduqué en similarité avec Shizuru. Natsuki revint au monde réel quand elle entendit des bruits de pas familiers. Elle mit vite le lire dans sa poche avant que Shizuru ne rentre dans cette petite bibliothèque. Elle ne cacha pas sa suprise de trouver sa louve dans l'obscurité de cette pièce.
-Mais que fais-tu ici ? Viens : sors vite de là ! Si mère apprend que tu es entrée dans sa bibliothèque personnelle, ça va être mauvais...
Natsuki s'exécuta et après avoir volé un baisé à Shizuru, demanda :
-C'est celle de ta mère ?
-Euh... oui. Pourquoi ?
-Tout les ouvrages présent ici sont à elle ?
-Oui, et personnes n'y a accès. Même pas les domestiques ou moi.
-Elle écrivait ?
-Mm... oui, surement... mais alors avant ma naissance... Peut-être même avant son mariage avec papa. Ça, c'est forcé car elle a arrêté de toucher à un crayon ou une plume à ce moment-là.
Natsuki eut un sourire mélancolique en repensant aux mots d'écris dans ce carnet.
-Elle devait vraiment l'aimer, ne ?
Shizuru fut étonnée de cette question. Elle hésita :
-Peut-être pas assez pour qu'il parte comme ça... moi et elle dernière lui... A moins qu'il n'avait pas de cœur ? Pourtant... je me souviens encore de ce jour tu sais ? Les éclaires, le tonner dans les ténèbres de la nuit... Le vent fouettant la pluie sur mon visage... Ma mère, courant, hurlant, barrant le passage tant bien que mal... Suppliant des explications de son départ... et enfin, le geste qui détruisit ma vie et celle de ma mère : détruisant ma vie de huit ans. La giflant au point qu'elle tombe la tête contre une pierre... Détruisant notre demeure... La tête de ma mère en sang... Lui qui partit sans même accorder un regard à sa victime ! Elle qui à l'hôpital, persévérait à croire qu'il viendrait la voir, ne serait-ce qu'une seule et dernière fois !
Shizuru était au bord des larmes mais s'arrêta net.
-Le dîner est prêt... mais hélas pour toi, pas de mayo.
Natsuki se figea : sa vrai « nourriture sacrée » ! Natsuki sourit à Shizuru.
-Je n'ai pas très faim. Si tu veux, rapporte-moi quelque chose mais je n'ai pas le courage de me trouver face à face avec ta mère.
Shizuru rit : elle s'en doutait très bien. Elle fit un signe positif de tête et en faisant un clin d'œil à Natsuki, lui murmura :
-Je vais quand même essayer d'accéder à la mayonnaise de la cuisine.
Natsuki sourit et après un petit signe de main, se dirigea vers sa chambre. Au lieu de s'allonger sur le futon qui trônait le milieu de la pièce, elle s'écroula volontairement par terre, juste à l'entrée devant la porte fermée. La lumière de la Lune traversait les murs de papiers pour caresser le visage de la jeune fille. Elle sortit et observa le livre avant de fixer son regard sur le plafond. Elle soupira. Comment autant de tristesse pouvait-il exister ?? Elle pesta en injuriant l'auteur de toute cette mélancolie : un tel homme ne méritait pas d'exister ! Elle ferma les yeux. Elle entendit la porte s'ouvrir et avant même d'avoir le temps d'ouvrir les yeux, manqua de se faire piétiner par Otori. Un juron incompréhensible sortit contre toute attente de la bouche de l'homme.
-Enfin Kuga-san ! Où est l'intérêt d'un futon pour se coucher par terre !
Avant même de continuer, Natsuki l'invita calmement :
-Venez donc vous allongez ici : il y a la place et puis...
Elle posa un petit rire :
-... ce par terre est très confortable !
Otori ne put s'empêcher de laisser échapper un soupir puis, en souriant, s'exécuta. Ils fixèrent le plafond un long moment.
-Vous... aimiez... quelqu'un dans votre jeunesse... Otori ?
Il fut suprit.
-Ou... Oui.
-Oi ! Et ben... Je ne sais pas quelle mouche vous a piquée de l'aimer mais bon... Chacun ses gouts !
Otori la regarda d'un mauvais œil.
-Vous devriez... Évitez ce genre de remarque avec moi !
-Calmez-vous ! Oh, et puis, appelez-moi Natsuki.
-Bi... Bien.
-Vous savez... je pensais que la maitresse des lieux était... une femme de glace sans sentiments ! Je me trompait bien : en fait, elle a remonté dans mon estime ! Mais ce qui est dommage, c'est qu'elle est été tant triste dans sa vie ! Dommage : même si ce sont des textes tristes : on perd un auteur de génie !
Otori semblait surprit et intrigué.
-Surtout que ce n'est pas facile... d'écrire ce genre de textes en anglais !
Otori se pétrifia :
-Mais de quoi parlez-vous ?? Madame ne sais pas parler un traitre mot d'anglais !!!
Natsuki n'en croyait pas ses oreilles ! Elle sortit le carnet de sa poche et le montra à Otori qui se redressa d'un coup. Natsuki suivit le mouvement.
-Où avez-vous eut ça ?!?
-Ce n'est pas elle qui l'a écrit ??
-Ce carnet ! Vous...
-Ne me dites pas que...
-Si !
Un silence s'installa dans la pièce alors que le visage de Natsuki se décomposa.
-Si : ce carnet nous a été envoyé il y a un an. Madame l'a lut une fois avant de l'enfermer dans sa bibliothèque.
-Mais... mais...
-Ce livre possède...
Otori eut un regard menaceur.
-... l'ancienne écriture de Shizuru !
Natsuki reçut une flèche dans le cœur.
-Ce n'est pas possible ! Elle...
-Il date d'avant son passage à l'université de Fûka.
-De pendant la guerre des Himes.
Otori se leva et alla pour sortir de la pièce.
-J'ai eu le privilège de lire quelques pages... C'est pour cela que je refusais de vous voir aux côtés de Shizuru-sama : vu tout ce que vous l'avez fait souffrir, vous n'en étiez pas digne !
Il ouvrit la porte et avant de la refermer après son passage, il dit d'un ton dégouté :
-C'est à Shizuru-sama que je me suis déclaré !
Il ferma violemment la porte derrière lui. Natsuki fondu en larmes ! Toute cette souffrance que Shizuru avait traversé... Elle pensait encore ce qu'elle avait dit : l'auteur de cette mélancolie n'était pas digne d'exister ! Et tous le monde le pensaient !Elle s'écroula par terre.
Otori vint interrompre le dîner en entrant dans la pièce. Il s'inclina et fit un signe de main très discret à Shizuru. Celle-ci comprit rapidement ce que tout cela signifiait.
-Mère, je m'absente.
La femme grimaça mais hocha la tête. Shizuru se leva et en arrivant à la hauteur de Otori, lui chuchota un remerciement. Elle entra dans la chambre de Natsuki mais ne la vit pas. Elle entra et ferma la porte derrière elle. Elle trouva seulement un carnet très familier au milieu de la pièce. Elle le prit.
-Non ! Non ! Non ! Natsuki, je t'en supplie ! Ne me dit pas que...
-Je l'ai lu.
Shizuru se retourna et découvrit Natsuki bien cachée dans la pénombre entre un meuble, appuyé contre le mur en guise de dossier, et contre son autre épaule le mur de papier et de bois. La tête dans ses bras croisés posés sur ses genoux pliés. Elle pleurait silencieusement. Shizuru s'approcha et se baissa vers son aimée. Elle ne savait trop comment réagir, elle ne pouvait qu'attendre une réaction de son amie. Elle posa doucement, comme si elle attendait un refus de Natsuki, ses mains dans le dos de celle-ci. Elle caressa lentement la tête de la louve avant de l'embrasser sur le front, comme pour demander pardon.
-Dis-moi Shizuru...
Celle-ci se pétrifia en entendant les sanglots augmenter.
-Es-tu heureuse avec moi ??
Shizuru ne savait comment réagir à cette question : devait-elle se vexer alors que Natsuki connaissait déjà la réponse, ou voulait-elle l'entendre pour se rassurer et donc elle ne devait pas s'énerver ??
-Ou...i.
-Mais pourquoi ?? Pourquoi m'aimes-tu...
Shizuru craignait la suite.
-Alors que je t'ai rendue si triste !? Je ne mérite pas que tu m'aime tant !
Natsuki étala son sur le sol de rage.
-Natsu... ki...
-Mais dis-moi ! Pourquoi !! Je t'ai tant... fais souffrir !!
-Mais je ne peux pas être plus heureuse.
-Non ! Non ! Non !!!
Natsuki s'approcha d'un coup et se blottit contre Shizuru. Elle serra ses mains sur les vêtements de celle-ci comme si Shizuru allait partir ou s'envoler.
-Quand je n'étais pas moi-même quand... j'étais triste ou en colère... quand je ne pouvais pas parler aux autres de mes problèmes... je les écrivais sur ce carnet ! Et après, c'était comme si tout ces sentiments s'envolaient quand ils étaient inscrit sur le papier !
-Mais j'étais là moi ! Tu pouvais m'en parler ! Tu pouvais...
-Je ne voulais pas !
Un silence s'installa. Avant que Natsuki demande le pourquoi, Shizuru la devança.
-Je ne voulais pas t'embêter avec tout ça... Surtout que tout ces sentiments étaient en rapport avec mon amour pour toi... J'avais peur que... tu me rejette pour... cet amour et...
Avant de pourvoir continuer, Natsuki embrassa Shizuru, l'empêchant de parler. Natsuki retira tout doucement ses lèvres de celles de Shizuru.
-Ne recommence plus jamais... Dis-moi tout !
Shizuru ne put s'empêcher de rougir.
-Ara, si Natsuki insiste tant, je ne peux quand même pas le lui refuser !
Natsuki se pétrifia ce qui inquiéta Shizuru.
-Qu'y a-t-il ??
-Ça fait longtemps que... Tu ne m'avais pas taquiné et... le visage que tu avais à ces moments-là, tu l'as de nouveau...
Shizuru ne s'en était elle-même pas aperçut.
-Tes... Ara me manquaient.
Shizuru ne put s'empêcher de rire. Elle entraina Natsuki hors de sa cachette et l'allongea sur le futon avant de de faire de même à côté d'elle. Elle plongea son regard dans celui de sa chère Natsuki. Ses yeux émeraudes prouvait sa surprise mais elle semblait aller mieux. Ses larmes avait cessées même si Shizuru lui essuyait les quelques traces de leurs passages qui restaient sur le visage de la louve. Shizuru rapprocha son doux et beau visage et embrassa à son tour Natsuki.
-Tout va bien maintenant. Dors, je suis là.
Natsuki n'attendit pas plus pour s'exécuter : elle était épuisée. Mais savoir que son aimée était à ses côtés la rassurait.
Chapitre 11 :
De doux rayons de Soleil traversaient les murs de bois et de papiers pour plonger la pièce dans une pénombre bleutée. Natsuki se réveilla petit à petit par les chants des oiseaux. Elle ne voulait pas ouvrir les yeux : elle savait que, comme d'habitude, Shizuru aurait déjà rejoint sa chambre pour éviter des problèmes. Sauf que notre louve se refusait d'encore une fois se retrouver seule, sans celle qu'elle aime : autant garder les yeux fermés dans une illusion irréelle. Mais quand Natsuki essaya de se placer façon fœtus, elle sentit quelque chose de chaux contre elle. Elle ouvrit directement les yeux pour rencontrer ceux de Shizuru. Celle-ci demanda :
-Je t'ai réveillée ?
-Hmm... c'est plutôt à moi de te demander ça...
-Ça fait plus d'un quart d'heure que je suis levée.
-Mais... mais alors... que fais-tu encore là ???
-Ma Natsuki ne veut pas me trouver à ses côtés à son réveil ?
Demanda Shizuru sur un ton boudeur.
-Mais non enfin !
Rougit Natsuki avant que la fille de Kyoto vole un doux baiser à sa partenaire.
-Ça va mieux ?
-Ou... hmm... Eh ! Minute, c'est quoi cette façon déloyale de me faire taire !?
-C'est une façon très pratique !
Shizuru enlaça dans ses bras Natsuki qui se blottit contre celle-ci. Elles restèrent un moment ainsi. Ne voulant se lever, espérant un moment ainsi sans fin. La louve sentit comme... un bonheur... envahit par la tristesse à l'idée que cet instant se termine.
-Je vais devoir y aller Natsuki...
Rien qu'à entendre ces mots, notre Solitaire sentit son cœur se serrer. Elle resserra son étreint autour de la taille de son amie en signe de refus. A contre cœur, Shizuru se leva de telle façon à faire lâcher prise à sa campagne. Natsuki allait contester quand son portable qu'elle avait oublié d'éteindre sonna.
-Nous allons toutes les deux être occupées de notre côté je crois.
Après cette phrase, Shizuru se baisa et embrassa tendrement le front de son aimée.
-On se voit plus tard.
-Hmm...
Shizuru referma la porte derrière elle. Jamais de sa vie, Natsuki avait autant maudit la chanson 'We are all to blame' *. En un mouvement de fureur, elle attrapa l'objet.
-Et évidemment, c'est à ce moment que le réseau fonction !! Salaud !
Natsuki n'attendit pas plus avant d'étaler son appareil contre le mur. Heurtant la paroi de bois, celui-ci se cassa en mille morceau.
-Et en plus quelle qualité ! Je me suis encore faite arnaqué comme quoi c'était du matos dur !
Natsuki se rallongea sur le futon, appréciant le silence si désiré. Elle se mit sans le vouloir à réfléchir de nouveau à propos de la soirée passée avec le carnet et tout. Un détail lui sauta aux yeux : si la Dark Mother de Shizuru ne comprenait pas l'anglais, ok, elle a bien put se le faire traduire mais alors, pourquoi garder l'original qu'elle ne peut pas comprendre ? Natsuki se leva d'un coup et se prépara à une vitesse foule. A peine sortit de sa chambre, son souhait se réalisa en la faisant croiser Otori. Par un sourire satisfait et de savant fou, Natsuki l'entraina dans le jardin.
-Et donc, si j'ai bien compris, vous voulez savoir si Madame a bien une copie traduite du carnet ?
-Hmm !
-Pff ! Je me demande pourquoi je vous aide autant !
* Musique d'un montage de 'Utena Révolution Girl' dont le titre est 'Utena - We are all to blame', trouvable normalement sur YouTube, chanson que j'écoute en ce moment pour m'inspirer ^^'
-Je me le demande aussi, mais c'est pas ça l'important ! S'il vous plait Otori ! J'ai besoin de voir clair dans cette histoire ! En en sachant plus sur Madame, je serais ce qui la pousse à agir ainsi ! Car c'est en agissant comme cela qu'elle blesse Shizuru ! Je ne veux pas que son jeu dur plus longtemps et puis...
Otori leva un sourcil, il avait un regard moqueur.
-Et puis je veux savoir...
Il soupira puis détourna le regard.
-Oui, elle en a fait une copie traduite qui, après sa lecture, a jetée au feu. Elle disait que ça la mettait hors d'elle et qu'elle n'ouvrirait plus rien en rapport avec ce carnet. Elle a dit qu'elle ne voulait plus jamais le voir mais ne voulait pas pour autant qu'il disparaisse de ce monde. Pourquoi ? Mystère.
-Je... vois. Et, est-ce que... je ne sais pas moi... elle aurait dit autre chose ?
-Qu'elle se rappellerait toujours de la souffrance exprimée : c'est pour ça qu'elle a détruit la copie : elle a dit qu'elle s'en souviendrait toujours.
-Merci Otori !
Sans un mot, Natsuki partit en courant. On aurait dit, vu sa course, que sa vie en dépendait, ce qui n'était pas trop long de la réalité... Qui sait ? Maintenant, elle y voyait clair. Et pour elle, l'instant des comptes étaient arrivés. Elle savait très bien où aller et savait très bien avec qui elle était.
-Shizuru ! Attends-moi !
OMAKE
Yuri-fan Ouf, bientôt la fin du FanFiction ! Je suis épuisée !
Natsuki Ah ouais ? C'est un si gros effort de taper une histoire ?
Yuri-fan ^^' Mais on voyons
Natsuki Alors arrête un peu de te plaindre !
Shizuru Natsuki, ne parles pas comme ça à l'auteur ! Imagine, par vengeance, elle pourrait te faire assassiner par ma mère !
Yuri-fan Ouais, d'abord, respect ! Non mais j'te jure !
Natsuki Tu serait vile et basse à ce point ??
Yuri-fan <sourire démoniaque> Qui sait ?
Mais alors, quelle va être la fin de l'auteur ?? ^^