Divins esprits, dont la poudreuse cendre Divins esprits, dont la poudreuse cendre Gît sous le faix de tant de murs couverts, Non votre los, qui vif par vos beaux vers Ne se verra sous la terre descendre, Si des humains la voix se peut étendre Depuis ici...
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Le déprimé et la déprimante Le déprimé et la déprimante Auraient pu s’aimer Quand le déprimé a rencontré la déprimante Cela n’est pas la déprimante qui est venue le déprimer Le déprimé et la déprimante Auraient pu s’aimer Si leurs idées n’étaient pas...
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Courants d'air et papillons Mademoiselle, prenons un verre Café du courant d’air Je le sais bien, le temps n’est rien Et nous, pas moins Je le connais bien, ce café Des courants d’air y sont passées Quelques bouffées d’air frais parfois Pas si souvent...
Lire la suiteA Celle qui est Voilée Tu me parles du fond d'un rêve Comme une âme parle aux vivants. Comme l'écume de la grève, Ta robe flotte dans les vents. Je suis l'algue des flots sans nombre, Le captif du destin vainqueur ; Je suis celui que toute l'ombre Couvre...
Lire la suiteMelancholia (Extrait) Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ? Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ? Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ? Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules Ils vont, de l'aube au soir,...
Lire la suiteLe déserteur Monsieur le Président Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps Je viens de recevoir Mes papiers militaires Pour partir à la guerre Avant mercredi soir Monsieur le Président Je ne veux pas la faire Je ne suis...
Lire la suiteBarbara Rappelle-toi Barbara Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là Et tu marchais souriante Épanouie ravie ruisselante Sous la pluie Rappelle-toi Barbara Il pleuvait sans cesse sur Brest Et je t'ai croisée rue de Siam Tu souriais Et moi je souriais...
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L'Affiche Rouge Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes Ni l'orgue ni la prière aux agonisants Onze ans déjà que cela passe vite onze ans Vous vous étiez servis simplement de vos armes La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans Vous aviez vos portraits...
Lire la suiteLiberté Sur mes cahiers d'écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable de neige J'écris ton nom Sur toutes les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cendre J'écris ton nom Sur les images dorées Sur les armes des guerriers...
Lire la suiteDépart Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs. Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours. Assez connu. Les arrêts de la vie. - Ô Rumeurs et Visions ! Départ dans l'affection et le bruit neufs ! Arthur Rimbaud
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